Publié le 10 décembre 2025 à 12h40. Le gouvernement japonais s’apprête à renforcer la fiscalité des plus fortunés, en abaissant le seuil de revenus au-delà duquel s’applique une imposition supplémentaire, dans un contexte de débat sur l’équité fiscale et la nécessité de financer d’autres politiques publiques.
- Le gouvernement japonais va abaisser le seuil de revenus pour une imposition supplémentaire destinée aux ultra-riches, initialement fixé à 3 milliards de yens (environ 18,6 millions d’euros).
- Cette mesure vise à corriger une situation jugée injuste où les revenus financiers sont moins imposés que les salaires, favorisant ainsi les détenteurs de capitaux.
- Les recettes supplémentaires générées par cette réforme fiscale serviront en partie à compenser la suppression d’une taxe sur les produits agricoles.
Face aux critiques sur le système fiscal japonais, où les revenus supérieurs à 100 millions de yens (environ 620 000 euros) bénéficient d’un taux d’imposition global plus faible, le gouvernement et le parti au pouvoir ont décidé d’agir. Ce phénomène, connu sous le nom de « mur des 100 millions de yens », crée une disparité entre les revenus du travail et les revenus du capital. Actuellement, le taux d’imposition sur les revenus salariaux et les impôts locaux peut atteindre 55 %, tandis que les revenus financiers, tels que les plus-values boursières et les dividendes, sont imposés à un taux forfaitaire de 20 %.
Pour remédier à cette situation, le gouvernement prévoit d’imposer une charge supplémentaire aux personnes dont les revenus dépassent 600 millions de yens (environ 3,7 millions d’euros), un seuil considérablement plus bas que les 3 milliards de yens initialement envisagés. Cette mesure devrait générer des recettes supplémentaires qui seront utilisées pour compenser la suppression de la taxe sur les produits agricoles, qui représente une perte de 1 500 milliards de yens (environ 9,3 milliards d’euros) pour les finances publiques.
Cependant, l’impact de cette réforme fiscale sur les recettes publiques reste incertain. Des experts estiment que d’autres mesures seront nécessaires pour assurer la pérennité des finances publiques et financer les politiques sociales du gouvernement. Le débat sur la réforme fiscale devrait se poursuivre à l’approche de l’adoption du budget de l’année prochaine.
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