Les difficultés de l’industrie automobile face à la transition énergétique ont été au cœur d’un entretien entre le président de la région des Abruzzes, Marco Marsilio, et le commissaire européen aux Transports, Apostolos Tzitzikostas. L’objectif : porter la voix des entreprises et des territoires face aux défis posés par la nouvelle réglementation européenne sur les émissions de CO2.
Lors de cette rencontre, décrite comme cordiale, Marco Marsilio a exposé la situation préoccupante de l’usine Stellantis d’Atessa, un site majeur dans la production de véhicules utilitaires légers. « J’ai rapporté la voix du territoire et des entreprises du secteur, à commencer par Stellantis, qui font face à de nombreuses difficultés liées à la transition vers l’électrique », a-t-il déclaré. Cette transition a déjà entraîné la perte de plus de 1 500 emplois, une baisse d’un quart de la production et un effondrement des ventes.
Le président de la région des Abruzzes espère que les préoccupations exprimées seront prises en compte par l’ensemble de la Commission européenne, et pas seulement par le commissaire Tzitzikostas, qu’il a remercié pour son attention. « Nous espérons que cette révision débouchera sur un cadre réglementaire plus réaliste, fondé sur le principe de neutralité technologique, ouvrant la voie aux carburants alternatifs tels que les e-carburants et les biocarburants et qui supprime les amendes pour les entreprises du secteur », a-t-il précisé, en référence à la révision de la directive sur les émissions de CO2, dont la publication est prévue le 10 décembre.
Au-delà de la question automobile, Marco Marsilio a également abordé la thématique de la mobilité militaire. La Commission européenne a présenté un ensemble de mesures visant à renforcer la mobilité militaire de l’Union européenne. La région des Abruzzes, en collaboration avec le gouvernement italien, prépare un dossier pour l’inclusion des lignes ferroviaires Rome-Pescara et de la ligne Adriatique dans ce cadre. « J’ai demandé au commissaire de reconnaître le caractère stratégique de ces infrastructures en vue de la mobilité militaire et de la sécurité européenne commune », a-t-il conclu.
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