Publié le 16 décembre 2025 14h28. James Cameron livre un nouveau chapitre de l’épopée Avatar, un spectacle visuel grandiose mais qui peine à renouveler son récit, malgré un investissement colossal en effets spéciaux.
Trois heures et quinze minutes pour une suite qui ressemble étrangement à ses prédécesseurs : Avatar : Feu et Cendre, le dernier film de James Cameron, divise déjà les critiques. Le réalisateur, fort du succès de Titanic et des deux premiers Avatar, continue de dominer le box-office mondial, mais cette fois, l’enthousiasme semble moins unanime.
L’intrigue reprend là où Avatar : La Voie de l’Eau s’était arrêtée. Jake Sully, ancien Marine devenu Na’vi, et sa famille sont toujours traqués par le colonel Miles Quaritch, revenu d’entre les morts sous la forme d’un avatar Na’vi. Ils se réfugient auprès d’un peuple de pêcheurs sur Pandora, mais leur quiétude est menacée par une nouvelle offensive humaine, motivée par l’exploitation des ressources de la lune, notamment un fluide glandulaire précieux extrait des Tulkun – des créatures marines géantes considérées comme sacrées par les Na’vi.
Cameron introduit de nouveaux personnages, dont Varang, une sorcière vaudou qui recrute des pirates des sables pour chasser les Sully. Cependant, son rôle s’avère rapidement anecdotique, sacrifié au profit de la confrontation éternelle entre Sully et Quaritch. Le film explore également les liens complexes entre Jake Sully et Spider, un jeune humain élevé par les Na’vi, et les questions d’identité et d’appartenance.
Le réalisateur continue d’impressionner par sa maîtrise technique et ses effets visuels époustouflants. Mais, selon certains observateurs, l’histoire manque d’originalité et se contente de répéter les schémas narratifs des précédents films. La dénonciation de la destruction de l’environnement et de l’avidité humaine, bien que présente, apparaît parfois comme un message trop simpliste.
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James Cameron occupe actuellement les première, troisième et quatrième places du classement des plus gros succès cinématographiques mondiaux. Avatar : Feu et Cendre parviendra-t-il à relancer une année cinématographique jugée morose ? Reste à voir si le public sera aussi nombreux à répondre présent, malgré la longueur du film et le sentiment de déjà-vu.
