Publié le 26 novembre 2025 à 02:48:00. Donald Trump a ouvert la porte à une communication directe avec Nicolás Maduro, malgré les accusations portées contre le régime vénézuélien, dans un contexte de tensions croissantes liées à la présence militaire américaine dans la région.
- L’ancien président américain a affirmé qu’il pourrait s’entretenir avec le dirigeant vénézuélien pour “sauver des vies”.
- Trump a critiqué Maduro pour l’impact migratoire et criminel du chavisme sur les États-Unis.
- Le déploiement militaire américain dans la mer des Caraïbes suscite des inquiétudes au Venezuela, qui y voit une tentative d’invasion.
Donald Trump a réaffirmé ce mardi 25 novembre 2025 sa volonté de ne pas exclure un dialogue avec Nicolás Maduro, le président du Venezuela. Interrogé à bord de l’avion présidentiel sur la pertinence de parler à un dirigeant accusé d’être à la tête d’une organisation terroriste étrangère, Trump a répondu laconiquement :
« Je pourrais lui parler, on verra. »
L’ancien président a justifié cette position en soulignant l’importance de sauver des vies.
« C’est lui le leader et nous pouvons sauver des vies »
, a-t-il déclaré, tout en reprochant à Maduro d’être responsable de l’envoi de millions de personnes vers les États-Unis, une situation qu’il juge insatisfaisante.
Trump a également profité de cette occasion pour réitérer ses critiques à l’égard du régime chaviste, qu’il accuse d’être le « plus grand abuseur » en matière d’exportation de groupes criminels. Il a souligné l’impact négatif de cette situation sur les États-Unis, tant sur le plan migratoire que sécuritaire.
Selon le média vénézuélien La Patilla, Trump a éludé toute précision quant à l’objectif ultime de ces potentielles manœuvres diplomatiques, laissant entendre que celui-ci était implicite.
« Je ne peux pas vous dire quel est l’objectif. Vous devriez probablement le savoir »
, aurait-il commenté, suggérant ainsi une possible volonté de changement politique ou comportemental à Caracas.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de forte tension régionale. Plusieurs compagnies aériennes internationales ont annulé des vols et des opérations au Venezuela en raison du déploiement militaire américain dans la mer des Caraïbes. Washington justifie cette présence par la lutte contre le trafic de drogue, mais le gouvernement vénézuélien la considère comme une menace d’invasion.
Cette semaine, des plateformes de suivi des vols ont repéré plusieurs appareils militaires américains, dont un bombardier B-52, des chasseurs F/A-18 et un avion d’alerte précoce, au large des côtes vénézuéliennes et entre le Venezuela et Curaçao. Ces derniers jours, Trump a mené des réunions régulières avec les responsables du Pentagone pour évaluer les différentes options d’action possibles contre le Venezuela, après avoir lancé une opération militaire en eaux internationales qui a fait plus de 80 morts et détruit plus de vingt bateaux soupçonnés d’être impliqués dans le trafic de drogue.
(jc (efe, VPITV, La Patilla))
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