Home DivertissementAvis : C’est un autre faon comme Mr. Bean. Il n’est tout simplement plus aussi drôle

Avis : C’est un autre faon comme Mr. Bean. Il n’est tout simplement plus aussi drôle

by Antoine Girard

Publié le 17 décembre 2025 11h20. Rowan Atkinson, l’inimitable interprète de Mr. Bean, revient avec une nouvelle série comique sur Netflix, « Bébé à la volée », où il incarne un personnage maladroit enchaînant les catastrophes, mais dans un registre plus familial et moins absurde que son précédent succès.

  • Rowan Atkinson reprend un rôle similaire à celui de Mr. Bean, mais avec un personnage capable de parler et intégré à la société.
  • La série suit Trevor Bingley, un concierge malchanceux qui se retrouve involontairement responsable d’un bébé pendant les fêtes de Noël.
  • « Bébé à la volée » est une suite de « Bee on the Fly » (2022), mais se révèle plus douce et moins chaotique.

Après avoir conquis le public avec les pitreries silencieuses de Mr. Bean dans les années 1990, Rowan Atkinson tente de retrouver la formule gagnante avec « Bébé à la volée ». Son nouveau personnage, Trevor Bingley, partage avec Mr. Bean une propension à transformer les situations les plus banales en véritables désastres, mais se distingue par sa capacité à communiquer et son intégration (relative) dans la vie sociale. Bingley est père, ex-mari et exerce un emploi, mais conserve cette même maladresse qui a fait le succès de son prédécesseur.

La série, disponible sur Netflix, est une suite de « Bee on the Fly » (2022), qui avait introduit le personnage de Bingley, un homme en proie à l’échec dans tous les domaines de sa vie. Dans cette nouvelle aventure, Bingley travaille comme concierge dans un village paisible alors que l’école locale prépare sa fête de Noël. Alors qu’il s’apprête à quitter son poste, il se voit confier la garde d’un bébé abandonné devant l’école, censé incarner l’Enfant Jésus pour le décor de la fête.

L’histoire prend une tournure inattendue lorsque Bingley, avec l’enfant caché dans son sac à dos, décroche un emploi de gardien de la résidence londonienne de riches aristocrates, une opportunité lucrative lui permettant de financer les études de sa fille à la Sorbonne (10 000 livres, soit environ 11 600 euros). La situation se complique alors que Bingley tente de concilier ses nouvelles responsabilités avec la présence du bébé, évitant tant bien que mal de se faire découvrir.

Si Atkinson conserve ses célèbres soupirs et mimiques caractéristiques de Mr. Bean, l’humour de « Bébé à la volée » est plus contenu et moins physique que celui de son précédent personnage. La série, bien que divertissante, souffre d’un manque d’absurdité et d’imprévisibilité. Les gags, souvent prévisibles, peinent à susciter un rire franc. Le spectateur devine souvent les catastrophes avant qu’elles ne surviennent, ce qui atténue l’effet comique.

La série est également critiquée pour son aspect publicitaire, avec de nombreux placements de produits dissimulés. Dans une scène, Bingley offre une barre chocolatée d’une marque britannique populaire à un couple défavorisé, tout en soulignant son excellent goût. Cette scène, comme d’autres, donne l’impression que la série est avant tout une publicité déguisée pour Noël.

Photo: Ana Blumenkron, Netflix

L’incapacité de mener à bien une tâche ordinaire finit par énerver Trevor Bingley, interprété par Rowan Atkinson.

Rowan Atkinson a coécrit la série avec William Davies, mais le résultat est loin de l’énergie brute et de l’humour débridé de Mr. Bean. « Bébé à la volée » se révèle être une version édulcorée, voire un « Bean Zéro », comme le souligne la critique, manquant de la folie et de l’imprévisibilité qui ont fait le succès de son prédécesseur.

You may also like

Leave a Comment

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.