Édition française
En continu
---Advertisement---

Affaires

Barclays face rebellion du personnel

Des milliers d'employés de Barclays au Royaume-Uni se mobilisent contre l'obligation de travailler au bureau trois jours par semaine à partir d'octobre 2026.

Barclays face rebellion du personnel

Des milliers d’employés de Barclays au Royaume-Uni se mobilisent contre l’obligation de travailler au bureau trois jours par semaine à partir d’octobre 2026. Le syndicat Unite réclame des exemptions pour les longs trajets et une compensation financière, alors que la banque défend les mérites de la collaboration physique.

La fronde s’organise au sein du géant bancaire coté à Londres. Face au durcissement de la politique de télétravail imposé par la direction, des milliers de salariés ont signé une lettre ouverte pour exprimer leur désaccord, selon des informations initialement rapportées par le Financial Times.

Le mouvement contestataire vise les directives annoncées plus tôt cet été. Alors que le règlement en vigueur n’exigeait que deux jours de présence hebdomadaire au bureau, la nouvelle règle impose au personnel à temps plein de s’y rendre au moins trois jours par semaine à compter d’octobre à partir d’octobre. Les cadres supérieurs, quant à eux, doivent y consacrer quatre jours par semaine.

Le rôle central d’Unite et la mobilisation des effectifs de Barclays

Rick Coyle, responsable national pour Unite, a souligné l’ampleur de la contestation et le sentiment d’incompréhension des salariés face à ces exigences accrues.

Rick Coyle, responsable national pour Unite, a indiqué que des milliers d’employés avaient signé la lettre et que ce chiffre continuait d’augmenter, tout en ajoutant qu’Unite s’entretiendrait avec Barclays concernant la force de ce mécontentement dans les jours à venir.

Pour le syndicat, la direction tente de régler un problème qui n’existe pas, d’autant que les salariés font valoir qu’ils continuent de livrer des résultats financiers solides et un service client amélioré sous le régime hybride actuel selon la lettre ouverte des employés.

Les demandes des salariés et les revendications salariales

Les employés signataires réclament des aménagements précis pour compenser la hausse des charges et la contrainte géographique. Parmi les exigences figurent une prime exceptionnelle pour couvrir les frais de transport, ainsi que des dérogations pour les personnes dont le trajet dépasse 40 minutes ou 35 miles pour ceux vivant à plus de 40 minutes de trajet.

Barclays face rebellion du personnel
Photo: City AM

Le catalogue des demandes transmises à la banque comprend également :

  • Une limitation à un seul jour par semaine au bureau pour les employés ayant des responsabilités d’aidants familiaux.
  • Des exemptions spécifiques pendant les périodes de Noël, l’été et les vacances scolaires.
  • L’exploration de solutions pour la garde d’enfants, incluant des chèques-crèche et des structures sur les sites de l’entreprise.

Selon une enquête menée auprès des syndiqués, de nombreux répondants estiment que les modifications devaient être retardées jusqu’à ce que les consultations avec Unite parviennent à leur terme.

La réponse de la direction face aux exigences du travail hybride

Du côté de la direction, on maintient le cap tout en affirmant mener un dialogue avec les représentants du personnel. Un porte-parole du groupe a rappelé l’équilibre recherché entre la souplesse accordée aux collaborateurs et la nécessité d’une présence physique sur site pour favoriser le travail en commun.

Barclays Corporate Banking headquarters offices at Canary Wharf financial district
Photo: BBC

La banque précise que la plupart des collaborateurs non alignés sur ce rythme de trois jours vont progressivement s’ajuster à cette directive, tandis que l’exigence de quatre jours s’applique spécifiquement aux dirigeants pour soutenir la visibilité managériale et la prise de décision au sein de l’établissement.

Un mouvement plus large dans le secteur financier et au-delà

Cette fronde chez Barclays s’inscrit dans un paysage bancaire global où plusieurs grands établissements tentent de défaire les habitudes de télétravail adoptées pendant la pandémie de Covid-19. D’autres structures financières, comme JPMorgan, ont imposé des retours stricts, le PDG Jamie Dimon affirmant que la banque fonctionne comme un système d’apprentissage où il est impossible d’apprendre depuis son sous-sol selon des propos tenus l’an dernier.

Barclays staff revolt over office return 🏦

Alors que le gouvernement britannique a dévoilé de son côté des projets visant à accorder de nouveaux droits aux salariés pour demander des accords de travail à distance dans un contexte de réformes législatives, la direction de Barclays poursuit ses discussions avec Unite pour tenter de désamorcer le conflit.

Thousands of Barclays Staff Revolt After Bank Mandates Return to Office

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.