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Duralex souhaite de nouveaux repreneurs

La verrerie Duralex aborde une nouvelle étape cruciale de son histoire judiciaire.

Duralex souhaite de nouveaux repreneurs

La verrerie Duralex aborde une nouvelle étape cruciale de son histoire judiciaire. Placée en redressement judiciaire depuis le mois de juin, l’entreprise fait l’objet de trois candidatures officielles enregistrées auprès du tribunal de commerce d’Orléans, selon les informations concordantes de l’AFP. Parmi ces propositions, deux dossiers se distinguent par leur envergure sociale et industrielle.

Les projets de reprise en balance pour sauver la moitié des emplois

Les offres émanent du groupe stéphanois Carlesimo et de l’entrepreneur français Cédric Meston, agissant via le holding Tomé. Ce dernier est particulièrement identifié pour avoir cofondé la start-up HappyVore, spécialisée dans les substituts végétaux à la viande, et pour avoir repris Tupperware France en 2025. Ces deux repreneurs potentiels s’engagent à préserver une part substantielle de l’outil de travail, avec des propositions visant à conserver respectivement 125 et 155 emplois. Ces volumes représentent au moins la moitié des effectifs de l’entreprise, qui s’élevaient à 243 salariés au début de l’année.

Duralex souhaite de nouveaux repreneurs

Le détail des propositions et le défi du financement

Si les ambitions sociales portées par le groupe Carlesimo et par Cédric Meston retiennent l’attention, des zones d’ombre subsistent quant à la solidité financière des dossiers.

Duralex souhaite de nouveaux repreneurs

Du côté du gouvernement, les services de Bercy qualifient ces deux propositions industrielles d’intéressantes. Une troisième candidature, portée quant à elle par la société hongkongaise AA Investments, se focalise exclusivement sur l’acquisition de la marque et ne prévoit de maintenir que trois salariés, reléguant ce dossier au second plan pour l’avenir du site de production.

Un climat judiciaire alourdi par de récents antécédents

Cette nouvelle procédure de sauvetage intervient alors que le fabricant de vaisselle en verre traverse une période particulièrement tourmentée. L’entreprise cumule son cinquième redressement judiciaire en un peu plus de vingt ans, plaçant le tribunal de commerce d’Orléans sous une vigilance accrue concernant la viabilité économique des repreneurs.

La précédente structure de reprise, organisée sous forme de Scop, fait par ailleurs l’objet de investigations judiciaires. Des perquisitions ont eu lieu au siège de la verrerie au début du mois de septembre, menées dans le cadre d’une enquête judiciaire visant la gestion passée, selon les précisions rapportées par l’agence de presse.

L’ensemble de ces éléments place la direction et les salariés dans une position d’attente stricte.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.