Publié le 24 novembre 2025 09:24:00. La COP30, qui se tenait à Belém au Brésil, s’est conclue sur un accord final jugé insuffisant par de nombreux observateurs, ne mentionnant pas explicitement les combustibles fossiles et manquant d’une feuille de route claire pour leur élimination progressive.
- Malgré les appels de plus de 80 pays, le texte final n’a pas nommé le pétrole, le gaz et le charbon.
- Les progrès ont été limités au financement de l’adaptation et au soutien aux pays en développement.
- Le résultat est largement perçu comme un recul par rapport aux engagements pris lors de la COP28.
Les espoirs étaient élevés pour cette COP30, la première à se dérouler en Amazonie, et qui avait bénéficié des déclarations initiales du président Lula sur la nécessité de mettre fin à l’ère des énergies fossiles. Les délégations espéraient une « COP de la vérité », capable de restaurer la confiance dans l’action climatique multilatérale. Cependant, les tensions géopolitiques, notamment l’opposition des principaux producteurs de pétrole et l’absence des États-Unis dans les négociations, ont freiné les ambitions.
Ce résultat contraste fortement avec les engagements pris lors de la COP28, où les pays s’étaient accordés sur la nécessité de « s’éloigner » des combustibles fossiles. Ne pas aborder explicitement cette question creuse le fossé entre les données scientifiques et les décisions politiques en matière de climat, ce qui pourrait aggraver le réchauffement climatique et intensifier les phénomènes météorologiques extrêmes. Sans une transition énergétique claire, les pays restent sur des trajectoires d’émissions élevées, retardant l’adoption de systèmes renouvelables et affaiblissant les efforts mondiaux pour limiter le réchauffement à 1,5°C.
Les résultats de la COP30 sapent également la confiance des nations vulnérables, qui comptaient sur une coopération internationale solide pour protéger leurs populations, leurs écosystèmes et leurs économies. Le Brésil, qui assure la présidence de la COP jusqu’en 2026, s’est engagé à poursuivre ses travaux sur une feuille de route concernant les combustibles fossiles, en collaboration avec la Colombie avant la COP31 qui se tiendra en Turquie.
Les pays sont désormais appelés à faire pression pour un langage plus ferme lors des négociations de l’année prochaine, tandis que la société civile et les États les plus vulnérables au changement climatique intensifieront leurs efforts pour obtenir des engagements contraignants. L’issue décevante de ce sommet laisse présager des tensions diplomatiques accrues et des attentes plus élevées à l’approche de 2026.
« Une décision climatique qui ne peut même pas prononcer le mot ‘combustibles fossiles’ n’est pas de la neutralité, c’est de la complicité. »
Juan Carlos Monterrey Gómez, négociateur panaméen
Plus de 80 pays avaient demandé une feuille de route pour la transition vers des sources d’énergie alternatives. Pourtant, le texte final de la COP30 ne contenait aucune référence aux combustibles fossiles.
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