Publié le 17 novembre 2025 19:13:00. Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a franchi une nouvelle étape dans sa rhétorique incendiaire en appelant publiquement à l’arrestation du président palestinien Mahmoud Abbas, et même à son assassinat si l’État palestinien était reconnu par les Nations Unies. Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient.
- Itamar Ben Gvir réclame l’arrestation de Mahmoud Abbas et de hauts responsables de l’Autorité palestinienne.
- Il appelle à des “opérations de répression ciblées” contre les dirigeants palestiniens en cas de reconnaissance de l’État palestinien par l’ONU.
- L’Autorité palestinienne condamne fermement ces déclarations, les qualifiant d’incitation au meurtre.
Dans une déclaration rapportée par les médias hébreux, le ministre Ben Gvir a exigé que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ne garantisse aucune immunité au président Abbas. Il a déclaré :
« Vous devez vous assurer qu’Abou Mazen ne bénéficie d’aucune immunité, et si les Nations Unies reconnaissent l’État palestinien, vous devez lancer des opérations de répression ciblées contre les responsables de l’Autorité et vous, Premier ministre, arrêter Abou Mazen. »
Itamar Ben Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale
Il a également affirmé que « tous les dirigeants terroristes devraient être en prison » et a même suggéré qu’une cellule d’isolement spéciale avait été préparée pour Abbas dans la prison de Katziot.
Ces propos interviennent alors que la question de la reconnaissance d’un État palestinien par les Nations Unies est de nouveau sur le devant de la scène internationale. La position de Ben Gvir, connu pour ses vues d’extrême droite, reflète une opposition farouche à toute concession territoriale ou politique aux Palestiniens.
L’Autorité palestinienne a réagi avec virulence à ces déclarations. Dans un communiqué, elle a imputé au gouvernement israélien « l’entière responsabilité » des propos « dangereux et incendiaires » de Ben Gvir, les qualifiant d’« appel explicite à nuire à la vie du leader du peuple palestinien et des membres de ses dirigeants ».
« Nous exprimons notre ferme condamnation et notre rejet catégorique de ces incitations dangereuses qui encouragent le meurtre et représentent une invitation aux colons à commettre davantage d’actes terroristes contre le peuple palestinien, sa terre et ses lieux sacrés. »
Présidence palestinienne
La présidence palestinienne a également appelé les États-Unis et la communauté internationale à faire pression sur Israël pour qu’il mette fin à cette « campagne d’incitation », estimant qu’elle ne ferait qu’aggraver la violence et compromettre les efforts de paix en cours.
À lire aussi
