Le Tribunal administratif du travail a conclu que l’entreprise Béton Provincial a entravé le processus de négociation d’une convention collective en offrant 4 000 $ individuellement à des employés d’une usine acquise à Saint-Eustache, alors que ces derniers étaient en situation de lock-out.
L’entreprise Béton Provincial a utilisé des incitatifs financiers directs pour contourner le cadre syndical lors des négociations pour le renouvellement d’une convention collective. Le Tribunal administratif du travail a tranché que l’employeur a fait pression sur le personnel d’une usine située à Saint-Eustache en rencontrant les travailleurs individuellement pour leur proposer une somme de 4 000 $.
L’entrave aux négociations à Saint-Eustache
Le jugement du Tribunal administratif du travail établit que Béton Provincial a délibérément entravé le processus de négociation collective. Cette pratique a consisté à solliciter des employés de l’usine de Saint-Eustache, une installation acquise par l’entreprise, pour leur offrir un paiement de 4 000 $ en dehors du cadre des discussions avec le syndicat.
Cette situation s’est déroulée alors que les travailleurs étaient déjà frappés par un lock-out.
Tensions persistantes aux usines de LaSalle et Longueuil
Parallèlement aux événements de Saint-Eustache, Béton Provincial fait face à d’autres conflits sociaux majeurs. Le 7 juillet 2026, les travailleurs des usines de LaSalle et de Longueuil ont massivement rejeté une hypothèse de règlement soumise par le conciliateur après 19 mois de lock-out.
L’entreprise dirigée par André Bélanger proposait, dans ce dossier spécifique, un chèque de 10 000 $ à chaque employé. En contrepartie, les travailleurs devaient accepter des augmentations salariales qualifiées de faméliques dans la déclaration publiée par CNW. Le refus massif de cette offre souligne la volonté des employés de ne pas se laisser acheter
malgré la durée prolongée du conflit.
Un historique de conflits depuis l’acquisition de Demix
À lire aussi
