L’actrice Blake Lively réclame plus de 160 millions de dollars américains (environ 150 millions d’euros) en dommages et intérêts, estimant avoir été victime d’une campagne de dénigrement orchestrée à la sortie du film It Ends With Us. Cette action judiciaire intervient dans un contexte de bataille juridique avec son ancien partenaire de film, Justin Baldoni.
Selon un document judiciaire récemment rendu public, Blake Lively chiffre ses pertes à 56,2 millions de dollars américains (environ 52,5 millions d’euros) en revenus passés et futurs, liés à ses activités d’actrice, de conférencière et à ses contrats de partenariat. Elle évalue également à 71 millions de dollars américains (environ 66,5 millions d’euros) les profits perdus de ses entreprises, notamment sa gamme de soins capillaires, Blake Brown, ainsi que ses marques de boissons, Betty Buzz et Betty Booze.
L’équipe juridique de l’actrice soutient que sa réputation a subi un préjudice de 34 millions de dollars américains (environ 32 millions d’euros) en raison de « déclarations diffamatoires ». Bien que sa plainte initiale, déposée le 31 décembre 2024, mentionnait des dommages supérieurs à 75 000 dollars américains, un document plus récent transmis à la défense chiffre désormais les dommages réels subis à au moins 161 millions de dollars américains (environ 150 millions d’euros).
Ses avocats prévoient également de réclamer au moins le triple de ce montant à titre de dommages et intérêts punitifs, selon le magazine Variety. Il est important de noter que ce chiffre est considéré comme préliminaire et devra être étayé par des témoignages d’experts lors du procès.
Ces révélations interviennent après que le tribunal a entériné un jugement final dans le contre-procès intenté par Justin Baldoni, qui réclamait 400 millions de dollars américains (environ 375 millions d’euros) à Blake Lively et à son mari, Ryan Reynolds, pour diffamation et extorsion. Baldoni avait manqué la date limite pour déposer une version amendée de sa plainte.
Le 26 octobre dernier, le juge Lewis Liman a confirmé que Baldoni et sa société de production, Wayfarer Studios, avaient laissé passer le délai fixé après le rejet de leur dossier en juin. Le juge avait informé toutes les parties le 17 octobre de son intention de rendre un jugement final, mais seule Blake Lively avait répondu, demandant au juge de confirmer le rejet de la plainte et de maintenir sa demande de remboursement des frais de justice, ce que le juge a accepté.
Justin Baldoni pourrait encore faire appel de cette décision après que le tribunal se soit prononcé sur la demande de remboursement des frais de justice de Blake Lively. Le juge Liman avait initialement rejeté la plainte de Baldoni et de Wayfarer Studios le 9 juin, mais lui avait accordé la possibilité de modifier sa plainte pour clarifier les allégations concernant l’entrave à l’exécution d’un contrat et la violation d’un engagement implicite.
Le juge avait également estimé que les accusations de Baldoni selon lesquelles Blake Lively aurait pris le contrôle créatif du film ne constituaient pas une forme d’extorsion au regard de la loi californienne. Dans sa décision, il a souligné que « les parties Wayfarer n’ont pas allégué que Blake Lively soit responsable d’autres déclarations que celles contenues dans sa plainte initiale, qui sont protégées par le secret professionnel ». Il a ajouté que les allégations concernant Reynolds, Sloane et le New York Times manquaient de preuves suffisantes pour établir une responsabilité en matière de diffamation.
La plainte initiale de Baldoni visait à obtenir au moins 400 millions de dollars américains en dommages et intérêts, notamment pour perte de revenus futurs. Cette action en justice avait été intentée deux semaines après que Blake Lively ait elle-même porté plainte contre Baldoni et d’autres personnes liées au film, l’accusant de harcèlement et de mener une campagne coordonnée pour nuire à sa réputation après qu’elle ait dénoncé son traitement sur le plateau de tournage. Lively avait initialement réclamé des dommages et intérêts non spécifiés dans sa plainte déposée fin décembre 2024 pour harcèlement sexuel et représailles. Le procès est actuellement prévu pour mars 2026.
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