L’année 2025 restera gravée dans les annales de la boxe, marquée par des exploits historiques, des sacres inattendus et des combats mémorables. De la consécration de Terence Crawford à l’ascension fulgurante de Gabriela Fundora, retour sur les moments forts qui ont rythmé cette année exceptionnelle.
Terence Crawford a sans doute été l’homme de l’année. L’Américain a réalisé l’impensable en gravissant deux catégories de poids pour défaire Canelo Alvarez et devenir champion incontesté dans une troisième division, une performance inédite depuis l’instauration de l’ère des quatre ceintures en 2007. Malgré des doutes quant à son adaptation au super-moyen, Crawford a démontré une maîtrise technique impressionnante, frustrant visiblement son adversaire. Il a ensuite annoncé sa retraite sur ce coup d’éclat.
Chez les femmes, Gabriela Fundora a confirmé son statut de prodige. La jeune boxeuse a décroché le titre de championne incontestée des poids mouches en 2024, puis a enchaîné deux victoires par KO en 2025 face à Alexas Kubicki et Marilyn Badillo, s’imposant ainsi dans le top 5 du classement ESPN des meilleures boxeuses, toutes catégories confonées. Avec son impressionnant gabarit (1,85 m pour 1,70 m de portée), Fundora possède un arsenal redoutable et pourrait bien dominer la boxe féminine dans les années à venir.
Mais 2025 n’a pas été uniquement l’affaire des champions. Des combats intenses, des entraîneurs inspirés et des révélations ont également contribué à la richesse de cette année sportive.
Le combat de l’année chez les hommes a opposé Chris Eubank Jr. à Conor Benn. Ce duel, chargé d’histoire en raison de la rivalité entre leurs pères trente ans auparavant, a tenu en haleine le public londonien présent au stade Tottenham Hotspur. Benn a pris un bon départ, mais Eubank a su renverser la situation pour l’emporter par décision unanime après un affrontement épique. « Cette victoire est comparable à la sensation de gagner un titre mondial », a déclaré Benn après le combat.
Chez les femmes, la troisième confrontation entre Katie Taylor et Amanda Serrano a été un véritable match de stratégie. Taylor a su prendre le dessus grâce à une approche méthodique, remportant la majorité des rounds et s’imposant par décision majoritaire. Un combat plus technique que les deux précédents affrontements, mais tout aussi captivant.
L’espoir de l’année est Adam Azim. Le jeune Britannique a fait sensation en remportant des victoires convaincantes face à Sergey Lipinets et Kurt Scoby, se positionnant comme un sérieux prétendant au titre mondial des poids super-légers. Il est le seul boxeur de moins de 30 ans à figurer dans le classement P4P (pound-for-pound) d’ESPN.
Le KO de l’année est à mettre au crédit de Brian Norman Jr., qui a terrassé Jin Sasaki d’un crochet gauche dévastateur en juin. Ce coup, d’une puissance incroyable, a instantanément envoyé Sasaki au sol, le privant de connaissance. Des rapports médicaux ont révélé que Sasaki souffrait de pertes de mémoire suite à ce choc.
L’upset de l’année a été la victoire surprise de Rolando “Rolly” Romero face à Ryan Garcia. Alors que Garcia était largement favori, Romero l’a envoyé au tapis au deuxième round et a conservé son avantage tout au long du combat, remportant une décision unanime. Un résultat inattendu qui compromet les perspectives d’un rematch entre Garcia et Devin Haney.
Enfin, le titre d’entraîneur de l’année revient à Robert Garcia, qui a brillamment accompagné Jesse “Bam” Rodriguez, Vergil Ortiz Jr. et Raymond Muratalla. Son travail avec Rodriguez, notamment, a été déterminant, permettant au jeune prodige de remporter deux victoires par KO et de s’imposer comme l’un des meilleurs boxeurs du monde.
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