Le Brésil et la Norvège s’affrontent ce dimanche 5 juillet 2026 au MetLife Stadium de New York pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde. Le duel oppose Vinicius Jr et Erling Haaland, alors que la Norvège demeure la seule équipe jamais battue par la Seleção dans l’histoire.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un tournoi élargi à 48 équipes pour cette édition 2026, augmentant la pression sur les phases à élimination directe. Le MetLife Stadium, enceinte majeure de la région new-yorkaise, accueille ce choc où le Brésil cherche à maintenir sa course vers un sixième titre mondial, tandis que la Norvège tente de créer l’un des plus grands séismes de l’histoire de la compétition.
Le choix tactique d’Ancelotti et le cas Neymar
Pour ce choc, Carlo Ancelotti a opté pour un dispositif offensif en 4-2-4. Selon L’Équipe, Gabriel Martinelli est titularisé à la place de Paqueta, renforçant une ligne d’attaque composée avec Vinicius Jr et Cunha.

Ce choix tactique marque une volonté d’agressivité maximale. En alignant quatre attaquants, Ancelotti accepte de réduire la densité numérique au milieu de terrain pour maximiser la pression sur la défense norvégienne. L’intégration de Martinelli apporte une verticalité et une vitesse supplémentaire sur les ailes, contrastant avec le profil plus créateur et organisateur de Lucas Paqueta.

L’absence de Neymar dans le onze de départ confirme sa tendance depuis le début du tournoi. Bien que le joueur soit mécontent de son temps de jeu, le sélectionneur a tenu à préciser son attitude.
“très respectueux”
Carlo Ancelotti, via RMC Sport
Le technicien assure que le joueur est en forme, laissant planer la possibilité d’une entrée en cours de match pour dynamiser l’attaque brésilienne. Cette gestion du temps de jeu pour la star brésilienne souligne la volonté d’Ancelotti de privilégier l’équilibre collectif et l’impact physique immédiat face à un bloc norvégien compact.
Erling Haaland et la course au soulier d’or
La Norvège arrive dans ce match avec l’ambition de réaliser son meilleur résultat historique. Les “Vikings” n’avaient atteint les huitièmes de finale qu’à deux reprises, en 1938 et en 1998, rapporte RMC Sport.
L’équipe s’appuie largement sur Erling Haaland, auteur du but libérateur à la 86e minute lors du 16e de finale face à la Côte d’Ivoire (2-1). Le buteur norvégien est actuellement engagé dans une lutte serrée pour le titre de meilleur buteur de la compétition.
- Lionel Messi et Kylian Mbappé : 7 buts
- Erling Haaland et Harry Kane : 5 buts
- Vinicius Jr : 4 buts
Face à lui, Vinicius Jr, titulaire pour le Brésil, tente de combler cet écart pour rejoindre le top 3 des marqueurs. Le duel entre Haaland, point d’appui physique et finisseur clinique, et la défense brésilienne sera déterminant, tout comme la capacité de Vinicius Jr à permuter avec Cunha pour déséquilibrer les latéraux norvégiens.
Le complexe brésilien face aux Vikings
Malgré un écart démographique et un palmarès disproportionné — le Brésil compte cinq titres mondiaux pour une population de 212 millions d’habitants contre 5,5 millions pour la Norvège — la Seleção aborde ce match avec une certaine appréhension.

La statistique est sans appel : la Norvège est la seule équipe au monde que le Brésil n’a jamais réussi à battre. Pour les Norvégiens, qui se sont qualifiés pour un Mondial pour la première fois depuis 28 ans, ce match représente l’opportunité de confirmer leur statut de “bête noire”. Historiquement, anéantir le mythe de l’invincibilité brésilienne est un objectif majeur pour toute nation, mais la Norvège possède cet avantage psychologique unique.
Le onze norvégien aligné pour ce duel est le suivant : Nyland – Ryerson, Ajer, Heggem, Wolfe – Nusa, Berge, Berg, Odegaard – Sorloth, Haaland.
L’organisation norvégienne repose sur un milieu de terrain solide avec les frères Berg, et surtout sur Martin Odegaard, le capitaine et métronome, chargé de distribuer le jeu vers le duo d’attaque Sorloth-Haaland. Ce système vise à absorber la pression brésilienne pour exploiter la vitesse de transition offensive.
L’enjeu des quarts et la réaction de Stale Solbakken
L’enjeu est immédiat : le vainqueur de cette rencontre affrontera, au tour suivant, le gagnant du match opposant le Mexique à l’Angleterre. Un tel tableau place potentiellement le Brésil ou la Norvège face à l’une des puissances européennes ou à une équipe mexicaine toujours redoutable en phase de groupes.
L’ambiance dans le camp norvégien est à l’euphorie. Le Figaro rapporte que le sélectionneur Stale Solbakken a lancé un défi humoristique au Brésil après sa victoire contre la Côte d’Ivoire, tout en soulignant son immense respect pour Carlo Ancelotti.
Le Brésil, vêtu de son maillot jaune traditionnel, devra briser sa malédiction historique face à une équipe norvégienne en rouge, portée par un Haaland en pleine confiance et un collectif qui n’a plus rien à perdre.
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