Volodymyr Zelensky a réaffirmé, jeudi 24 octobre 2025, à l’arrivée du sommet européen à Bruxelles, que l’Ukraine ne cédera aucun territoire à la Russie dans le cadre de futures négociations de paix. Cette position ferme intervient après l’annonce de nouvelles sanctions européennes et américaines visant Moscou, en réponse à son refus de parvenir à un cessez-le-feu.
Le président ukrainien a notamment rejeté toute idée de concession concernant la Crimée et les quatre régions ukrainiennes partiellement occupées par les forces russes : Donetsk, Louhansk, Zaporijjia et Kherson. Le Kremlin, de son côté, maintient ses exigences territoriales.
Des informations diffusées par certains médias américains suggèrent que Vladimir Poutine aurait récemment proposé à Donald Trump un accord impliquant la cession par l’Ukraine de parties de la région du Donbass, en échange de concessions russes dans les régions méridionales de Kherson et Zaporijjia. Plus précisément, il serait question de la région de Donetsk, qui, avec Louhansk, constitue le Donbass, un important bassin industriel de l’est de l’Ukraine que la Russie tente de contrôler depuis 2014.
Donald Trump a lui-même déclaré mercredi que, selon lui, Vladimir Poutine ne renoncerait pas à ses ambitions territoriales. « J’ai toujours pensé qu’il voulait l’ensemble, pas une partie », a-t-il affirmé.
À ce stade, Volodymyr Zelensky considère qu’un gel des combats sur la ligne de front actuelle pourrait constituer un compromis acceptable, à condition qu’il soit suivi d’un cessez-le-feu. « Je pense que c’était un bon compromis, mais je ne suis pas sûr que Poutine le soutiendra », a-t-il déclaré lors d’une visite en Norvège, précisant avoir évoqué cette possibilité avec l’ancien président américain.
« Il ne s’agit pas d’un plan visant à arrêter complètement la guerre, c’est avant tout un plan de cessez-le-feu », a-t-il ajouté, soulignant que Kiev propose cette approche depuis les premières discussions avec Donald Trump : un arrêt immédiat et inconditionnel des hostilités, suivi de pourparlers directs entre les deux dirigeants.
Pour faire pression sur Moscou, les États-Unis ont imposé des sanctions aux deux plus grandes compagnies pétrolières russes, Rosneft et Loukoïl. Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a déclaré : « Le moment est venu de mettre fin aux tueries et d’instaurer un cessez-le-feu immédiat. Face au refus du président Poutine de mettre fin à cette guerre insensée, le Trésor sanctionne les deux plus grandes compagnies pétrolières russes qui financent la machine de guerre du Kremlin. »
