Des négociations cruciales se tiennent à Paris ce mercredi 1er juillet 2026, alors que Kiev et Washington s’apprêtent à aborder les points les plus épineux en vue d’un accord de paix en Ukraine. Cette nouvelle phase de discussions intervient après des avancées significatives obtenues grâce à la médiation européenne.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé que les équipes de négociation se concentreront notamment sur le sort de la centrale nucléaire de Zaporijjia, actuellement occupée par la Russie, ainsi que sur le contrôle des territoires de l’est de l’Ukraine. « Une nouvelle session de pourparlers avec les émissaires du président américain aura lieu, et ce sera déjà la troisième en deux jours », a-t-il précisé sur Facebook.
Zelensky a insisté sur la nécessité d’une pression accrue des alliés occidentaux sur Moscou. « La paix doit être digne. Et cela dépend de nos partenaires, de leur capacité à garantir la réelle volonté de la Russie de mettre fin à la guerre », a-t-il déclaré.
Kyrylo Boudanov, le nouveau chef de cabinet de Zelensky, ancien officier du renseignement, a fait état de « résultats concrets » mercredi, tout en soulignant qu’il n’était pas possible de divulguer tous les détails à ce stade.
Mardi, une trentaine de pays occidentaux, ainsi que des représentants des États-Unis, de l’Union européenne et de l’OTAN, ont annoncé la mise en place de garanties de sécurité importantes pour Kiev. Cette démonstration d’unité intervient malgré les tensions liées à l’opération militaire américaine au Venezuela et aux projets du président Donald Trump concernant le Groenland.
La France et le Royaume-Uni ont confirmé leur intention de déployer des soldats sur le sol ukrainien après un éventuel cessez-le-feu, dans le cadre d’un ensemble plus large de garanties visant à prévenir une nouvelle invasion russe à grande échelle. L’engagement a été formalisé par une déclaration signée par le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, à l’issue d’une réunion de la « Coalition des volontaires » à Paris.
Selon Macron, cette force multinationale sera déployée « loin de la ligne de contact », par voie aérienne, maritime et terrestre, afin de « rassurer » et dissuader la Russie de relancer les hostilités. La Turquie apportera un soutien maritime à l’opération. Le président russe Vladimir Poutine a, à plusieurs reprises, exprimé son opposition au déploiement de troupes de l’OTAN en Ukraine.
« En ce qui concerne les garanties de sécurité de nos partenaires européens et des États-Unis, nous discutons de la protection du continent, terrestre, aérienne et maritime, ainsi que d’un renforcement de notre défense aérienne, en augmentant les effectifs de notre armée et en consacrant davantage de financements », a expliqué Zelensky aux journalistes.
Interrogé sur les pays qui enverraient des soldats en Ukraine après la fin de la guerre et sur leur réaction en cas de nouvelle attaque russe, Zelensky a répondu : « Je ne suis pas encore en mesure de partager des détails concernant vos questions. »
« Mais tout cela est déjà établi, tout a été élaboré et il existe une compréhension claire. Cependant, j’attends que ces accords soient d’abord approuvés par les parlements des pays européens et des autres nations membres de la coalition des volontaires. Une fois cette approbation obtenue, nous serons prêts à fournir des réponses plus précises », a conclu le dirigeant ukrainien.
