Publié le 27 octobre 2025 à 13h57 heure locale. Suite à la bousculade meurtrière survenue lors d’un meeting du parti Tamilaga Vettri Kazhagam (TVK) à Karur, la Haute Cour de Madras a ordonné au gouvernement du Tamil Nadu de mettre en place un protocole standardisé pour la sécurisation des rassemblements politiques.
- La Haute Cour a demandé la soumission d’un projet de protocole opérationnel standard (SOP) dans les 10 jours.
- À défaut, les demandes d’autorisation de réunions politiques devront être déposées 10 jours à l’avance, avec une réponse de la police au minimum 3 jours avant l’événement.
- Cette décision fait suite à plusieurs requêtes, dont une déposée par le TVK lui-même, concernant les conditions imposées pour les campagnes et la nécessité d’une réglementation plus stricte.
La tragédie de Karur, qui a coûté la vie à 41 personnes le 27 septembre 2025 lors d’un rassemblement du parti TVK dirigé par l’acteur C. Joseph Vijay, a mis en lumière les lacunes en matière de sécurité lors des événements politiques dans l’État. La Haute Cour a réagi en ordonnant au gouvernement du Tamil Nadu de prendre des mesures concrètes pour éviter que de tels incidents ne se reproduisent.
Lors de l’audience de lundi, le juge en chef Manindra Mohan Shrivastava et le juge G. Arul Murugan ont demandé à l’avocat général adjoint J. Ravindran de soumettre un projet de SOP avant le 11 novembre. Ils ont précisé que, sans réponse dans ce délai, les demandes d’autorisation pour les réunions politiques devront être déposées avec un préavis de 10 jours et traitées par la police au moins trois jours avant la date prévue.
L’avocat principal V. Raghavachari, représentant le TVK, a plaidé pour que la police accorde les autorisations de campagne bien à l’avance, permettant ainsi aux partis concernés de prendre les dispositions nécessaires. Il a souligné que l’autorisation pour le meeting de Karur du 27 septembre n’avait été délivrée que la veille de l’événement.
L’avocat général adjoint a cependant contesté cette affirmation, affirmant que des documents prouvaient le contraire. Il a précisé que le TVK avait initialement prévu d’organiser sa campagne à Karur en décembre, avant de modifier ses plans et de soumettre une demande d’organisation le 25 septembre pour un événement prévu le 27 septembre. Plus d’informations sur le calendrier initial de la campagne.
Le juge en chef a souligné qu’il ne souhaitait pas s’impliquer dans des considérations politiques, mais a insisté sur le fait que l’État devait traiter ces questions avec prudence, car les allégations seraient toujours dirigées contre le parti au pouvoir. Il a ajouté que chaque parti politique devait déposer ses demandes d’autorisation bien à l’avance et que la police devait prendre des décisions dans un délai raisonnable.
Parallèlement, All India Anna Dravida Munnetra Kazhagam (AIADMK), le principal parti d’opposition de l’État, a déposé une requête pour être inclus comme défendeur dans l’affaire TVK, souhaitant faire part de ses suggestions sur la réglementation des réunions et rassemblements politiques.
La Cour a également pris acte de la décision de la Cour suprême de confier à la Central Bureau of Investigation (CBI) l’enquête sur la bousculade de Karur, suite à une requête initiale. Détails de la décision de la Cour suprême.
Enfin, la Haute Cour a ordonné l’inscription devant le juge AD Jagadish Chandira, le 5 novembre, d’une requête déposée par le leader du TVK, Aadhav Arjuna, visant à annuler une procédure judiciaire ouverte suite à un tweet jugé incendiaire, insinuant une révolte contre le gouvernement du Tamil Nadu. Plus d’informations sur la requête d’Aadhav Arjuna.
Publié le 27 octobre 2025 à 13h57 heure locale