Les primaires du New Hampshire tenues ce 8 septembre 2026 redessinent la course au Sénat américain. Le républicain John E. Sununu et le démocrate Chris Pappas s’affrontent pour un siège clé susceptible de faire basculer la chambre haute lors du scrutin du 3 novembre.
La configuration politique américaine à l’approche des élections de mi-mandat se précise avec l’issue des primaires dans le New Hampshire, un État remporté par la candidate démocrate Kamala Harris lors de l’élection présidentielle de 2024 avec une marge de 2,78 points de pourcentage. Le paysage électoral de cet État de la Nouvelle-Angleterre reflète des dynamiques nationales tendues, alors que la majorité républicaine fait face à des projections sombres et que le président Donald Trump tente de mobiliser ses partisans.
L’affrontement sénatorial entre John E. Sununu et Chris Pappas dans le New Hampshire
L’enjeu majeur de ce scrutin réside dans la succession de la sénatrice démocrate sortante Jeanne Shaheen. Le républicain John E. Sununu et le démocrate Chris Pappas se sont imposés dans leurs primaires respectives pour s’emparer de ce siège disputé qui pourrait permettre aux démocrates, selon les analyses rapportées par la couverture de l’événement, de combler leur besoin d’un gain net de quatre sièges pour reprendre le contrôle du Sénat.
Ancien sénateur, Sununu a devancé sept adversaires lors de la primaire républicaine, dont un ancien sénateur du Massachusetts, Scott Brown. Lors de sa soirée de victoire à Manchester le 8 septembre 2026, il a vigoureusement critiqué son futur rival démocrate :
De son côté, Chris Pappas, représentant à la Chambre, a immédiatement cherché à lier son opposant à la figure de Donald Trump, en dépit du soutien officiel accordé par le président républicain à Sununu.
Les primaires pour la Chambre des représentants et le duel pour le poste de gouverneur
Au-delà du Sénat, les électeurs du New Hampshire se sont prononcés sur les courses à la Chambre des représentants. Dans le 1er district congressionnel, la fille de la sénatrice sortante, Stefany Shaheen, a battu la retraitée des Marines Maura Sullivan dans une primaire démocrate serrée, tandis qu’Anthony DiLorenzo l’a emporté du côté républicain. Dans le 2e district, la représentante sortante Maggie Goodlander a écarté sa rivale progressiste Paige Beauchemin, et Lily Tang Williams a décroché l’investiture républicaine pour la troisième fois.
La course au poste de gouverneur retient également l’attention. La républicaine Kelly Ayotte domine la scène face à des adversaires mineurs et brigue un second mandat de deux ans. Elle affrontera Cinde Warmington, qui se présentait sans opposition pour l’investiture démocrate.
La stratégie nationale de Donald Trump et la convention de Dallas face à des projections délicates
À l’échelle fédérale, la situation des républicains s’annonce délicate à moins de deux mois du scrutin du 3 novembre. Selon les projections du modèle Decision Desk HQ, les démocrates sont attendus pour s’emparer de la majorité à la Chambre des représentants et pourraient s’imposer de justesse au Sénat.

Pour contrer cette tendance, Donald Trump a réuni son camp pour une convention inédite de deux jours à Dallas, au Texas, dans la grande salle de l’équipe de basket des Mavericks. C’est la première fois que les républicains organisent un tel rassemblement avant des élections de mi-mandat, un format habituellement réservé aux années présidentielles. Le président américain cherche à nationaliser le scrutin et à mobiliser sa base électorale sur son seul nom, malgré une cote de popularité tombée sous les seuils habituels dans de récents sondages sur fond de crise en Iran et de hausse des prix de l’essence.
Cette stratégie ne fait toutefois pas l’unanimité au sein du parti. De nombreux candidats engagés dans des courses serrées ont choisi de ne pas se rendre à Dallas ou ont retiré discrètement le nom du président de leurs affiches de campagne afin d’éviter d’associer leur avenir politique à un dirigeant jugé trop clivant.