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Cancer de la prostate : ADT en radiothérapie postopératoire avec effet marginal

by Sophie Martin

Publié le 17 décembre 2025 06:39:00. Une analyse internationale approfondie suggère que la thérapie de suppression androgénique (ADT) après radiothérapie pour le cancer de la prostate non métastatique améliore la survie sans métastases et spécifique à la maladie, mais n’a qu’un impact limité sur la survie globale.

  • La thérapie de suppression androgénique (ADT) améliore significativement la survie sans métastases et la survie spécifique au cancer de la prostate après une radiothérapie postopératoire.
  • L’impact de l’ADT sur la survie globale reste incertain, avec un bénéfice potentiel limité aux patients présentant des taux de PSA et des scores CAPRA-S plus élevés avant le traitement.
  • L’étude, basée sur l’analyse de données provenant de plus de 4 400 patients, confirme l’importance d’une approche personnalisée dans la prise en charge du cancer de la prostate.

Une vaste méta-analyse menée par la collaboration internationale DADSPORT (Duration of Androgen Suppression with Postoperative Radiotherapy) a examiné l’efficacité de la thérapie de suppression androgénique (ADT) associée à la radiothérapie postopératoire pour le cancer de la prostate non métastatique. L’objectif principal était de déterminer si l’ADT améliorait la survie globale des patients.

L’équipe de recherche, dirigée par Sarah Burdett de l’University College London, a analysé les données combinées de cinq essais contrôlés randomisés, impliquant un total de 4 411 patients – représentant 96 % de l’ensemble des participants éligibles. Les chercheurs ont utilisé une méta-analyse à effets fixes et des analyses de sensibilité pour évaluer la cohérence des résultats.

Les résultats de l’étude n’ont pas révélé d’amélioration significative de la survie globale grâce à l’ADT (risque relatif [HR] de 0,86 ; intervalle de confiance à 95 % [IC] de 0,74 à 1,00 ; p=0,057). L’amélioration absolue de la survie globale après huit ans était de seulement 2 % (IC à 95 % de 0 à 3,5 %). De plus, la durée de l’ADT n’a pas influencé ces résultats (p = 0,6).

Cependant, l’analyse a mis en évidence un bénéfice potentiel de l’ADT sur la survie globale chez les patients présentant des taux de PSA plus élevés (p=0,07) et des scores CAPRA-S (Cancer of the Prostate Risk Assessment – Surgical) plus élevés avant la radiothérapie (p=0,09). Plus significativement, l’ADT a démontré une amélioration notable de la survie sans métastases (HR de 0,78 ; IC à 95 % de 0,69 à 0,88 ; p<0,001) et de la survie spécifique au cancer de la prostate (HR de 0,61 ; IC à 95 % de 0,47 à 0,79 ; p<0,001), avec une amélioration absolue de 4 % pour les deux critères après huit ans.

(MS)

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