Publié le 3 décembre 2025 10:41:00. L’ancien chef du renseignement vénézuélien, Hugo Carvajal, incarcéré aux États-Unis pour trafic de drogue, a suggéré aux autorités américaines de remplacer Nicolás Maduro par Rafael Ramírez, ancien président de la compagnie pétrolière PDVSA, afin de faciliter une transition politique au Venezuela. Cette proposition intervient alors que Maduro aurait offert à Donald Trump une série de concessions en échange d’un départ en toute sécurité.
- Hugo Carvajal propose Rafael Ramírez comme alternative à Maduro pour une transition au Venezuela.
- Washington ne considère pas Ramírez comme une option viable, craignant un vide du pouvoir et un manque de confiance.
- Maduro aurait sollicité une amnistie complète et la levée des sanctions américaines en échange de son départ.
Dans le cadre de ses collaborations avec les autorités américaines dans le cadre d’enquêtes sur le Venezuela, Hugo “el Pollo” Carvajal a avancé le nom de Rafael Ramírez, figure proche du défunt Hugo Chávez et critique virulent du gouvernement actuel, comme un potentiel catalyseur pour une transition politique. Selon le journal L’objectif, Carvajal estime que Ramírez pourrait servir de pont entre l’appareil d’État et l’opposition, bénéficiant d’une certaine légitimité au sein du chavisme traditionnel.
Cependant, les États-Unis ne semblent pas partager cet avis. Des sources citées par le même média indiquent que Washington préfère éviter un vide immédiat du pouvoir qui pourrait engendrer des affrontements internes. De plus, les autorités américaines estiment que Ramírez ne suscite pas suffisamment de confiance, tant au sein du chavisme actuel qu’auprès de l’armée.
Parallèlement, Nicolás Maduro aurait récemment proposé à Donald Trump, lors d’un appel téléphonique, une série de conditions pour quitter le pouvoir. Selon l’agence Reuters, Maduro réclamerait une amnistie légale complète pour lui-même et sa famille, la suppression de toutes les sanctions américaines en vigueur, la fin du procès devant la Cour pénale internationale et la levée des sanctions visant plus de 100 responsables clés, y compris ceux accusés de corruption, de trafic de drogue ou de violations des droits de l’homme.
Le président vénézuélien aurait également demandé que la vice-présidente Delcy Rodríguez assure la direction d’un gouvernement intérimaire en attendant l’organisation de nouvelles élections. Donald Trump aurait rejeté la quasi-totalité de ces demandes, tout en offrant à Maduro un délai d’une semaine pour quitter le Venezuela avec sa famille. Ce délai, expiré vendredi dernier, aurait conduit à la décision de Trump de fermer l’espace aérien vénézuélien, annoncée samedi, selon deux sources.
Hugo Carvajal a occupé un poste clé en tant que chef du renseignement militaire sous le gouvernement de Hugo Chávez. Son offre de collaboration avec les États-Unis, en échange d’une clémence potentielle, témoigne de la complexité de la situation politique au Venezuela et des divisions au sein du chavisme.
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