Publié le 2025-12-03 11:47:00. L’administration Trump a suspendu le traitement des demandes de citoyenneté et de résidence pour des ressortissants de 19 pays, une mesure qui renforce la politique d’immigration restrictive de l’administration américaine, après une attaque meurtrière près de la Maison Blanche.
- Les États-Unis ont gelé l’examen des demandes de « cartes vertes » et de naturalisation pour des citoyens de 19 nations, dont Cuba, Haïti et le Venezuela.
- Cette décision intervient après une fusillade ayant coûté la vie à un membre de la Garde nationale, l’auteur présumé étant un ressortissant afghan arrivé aux États-Unis lors des évacuations de 2021.
- Des responsables américains envisagent d’élargir la liste des pays soumis à des restrictions de voyage, avec des déclarations controversées sur les migrants.
Washington a annoncé la suspension du traitement des demandes de citoyenneté et de résidence pour des ressortissants de 19 pays, une mesure qui intensifie la pression sur l’immigration et qui s’inscrit dans la continuité de la politique du président Donald Trump. Cette décision fait suite à un incident sécuritaire majeur à Washington, où un agent de la Garde nationale a été tué et un autre blessé lors d’une fusillade près de la Maison Blanche. Le suspect, identifié comme un citoyen afghan, est accusé de meurtre et a plaidé non coupable. Il était arrivé aux États-Unis dans le cadre des opérations d’évacuation massives organisées après le retrait des forces internationales d’Afghanistan en 2021.
La mesure, officialisée par un mémorandum de l’administration Trump, affecte non seulement Cuba, Haïti et le Venezuela, mais également l’Afghanistan, la Birmanie, le Burundi, le Tchad, l’Érythrée, la Guinée équatoriale, l’Iran, le Laos, la Libye, la République du Congo, la Sierra Leone, la Somalie, le Soudan, le Togo, le Turkménistan et le Yémen. Ces pays étaient déjà soumis à des restrictions de voyage depuis juin dernier. Selon le mémorandum, les services de citoyenneté et d’immigration des États-Unis (USCIS) doivent prévenir l’entrée de terroristes et garantir que les procédures de sélection et d’enquête donnent la priorité à la sécurité nationale.
Le président Trump a réaffirmé sa détermination à contrôler l’immigration, allant jusqu’à évoquer la possibilité de « suspendre définitivement les migrations en provenance de tous les pays du tiers monde » afin de permettre au système américain de se « rétablir complètement ». Il avait déjà promis, lors de sa campagne électorale, d’expulser des millions de migrants sans papiers. Cette rhétorique s’est intensifiée après la fusillade de Washington.
La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a même appelé à une interdiction totale de voyage pour tous les pays qu’elle accuse d’avoir « inondé » les États-Unis de « meurtriers, de sangsues et de toxicomanes ». Elle a exprimé ces propos sur le réseau social X, sans préciser quels pays elle visait. Parallèlement, des médias américains ont révélé que les autorités fédérales préparent une opération d’envergure dans le Minnesota, ciblant les citoyens somaliens, ce qui a suscité l’opposition des responsables locaux qui ont refusé de coopérer avec la police d’État.
La situation à Cuba, Haïti et au Venezuela, pays particulièrement visés par la politique de l’administration Trump, reste tendue. Cuba est soumis à un embargo commercial américain depuis plus de six décennies. Haïti, le pays le plus pauvre d’Amérique, est en proie à une grave crise humanitaire exacerbée par la violence des gangs. Le Venezuela, quant à lui, est confronté à des tensions avec les États-Unis, notamment en raison d’un déploiement militaire dans les Caraïbes que Washington justifie par la lutte contre le trafic de drogue, tandis que Caracas dénonce une tentative de déstabilisation du président Nicolas Maduro.
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