Publié le 28 novembre 2024 00:00:00. À l’approche du Black Friday et du Cyber Monday, la Commission de la concurrence et de la protection des consommateurs (CCPC) met en garde les consommateurs contre une recrudescence d’escroqueries en ligne de plus en plus sophistiquées, avec des pertes signalées allant de 42 à 20 000 €.
- La CCPC alerte sur des arnaques ciblant les acheteurs en ligne, notamment via des publicités trompeuses sur les réseaux sociaux.
- Les escrocs utilisent des copies parfaites de sites web légitimes et de fausses boutiques locales pour piéger les consommateurs.
- La CCPC conseille de privilégier les sites officiels des détaillants et de rester vigilant face aux offres trop alléchantes.
Alors que le Black Friday et le Cyber Monday lancent la période de shopping la plus intense de l’année, la Commission de la concurrence et de la protection des consommateurs (CCPC) tire la sonnette d’alarme. Une étude récente de l’organisme révèle qu’environ un consommateur sur quatre prévoit de faire des achats pendant ces soldes, ce qui augmente le risque d’être victime d’une escroquerie.
La CCPC met particulièrement en garde contre les publicités diffusées sur les réseaux sociaux. Les escrocs y déploient des clones de sites web fiables et créent de fausses boutiques locales, rendant difficile la distinction entre une offre légitime et une arnaque. Il est donc crucial, selon l’organisme, de toujours effectuer ses achats directement sur les sites web ou via les applications officielles des détaillants, en évitant de cliquer sur les liens présents dans les publicités en ligne.
Pour illustrer la gravité de la situation, la CCPC a publié plusieurs études de cas basées sur des signalements réels de consommateurs victimes d’escroqueries entre novembre 2023 et août 2024. Ces incidents ont entraîné des pertes financières allant de 42 € à 20 000 €.
Dans l’un de ces cas, un homme a perdu 125 € après avoir commandé un fauteuil via une annonce sur un réseau social, pensant accéder au site web d’un revendeur de meubles connu. Quelques jours plus tard, constatant que sa commande n’était jamais arrivée, il a contacté le véritable détaillant, qui n’avait aucune trace de son achat. L’homme avait été victime d’un site web cloné. Après avoir échoué à obtenir de l’aide de la plateforme de réseau social, il a contacté la CCPC, sa banque et la police (Gardaí). Sa banque a finalement annulé la transaction et remboursé les 125 €.
Un autre consommateur a commandé une orthèse d’épaule en ligne pour 30 €, avant de réaliser, cinq jours plus tard, qu’il avait été victime d’une arnaque, l’orthèse ne lui étant jamais parvenue. L’entreprise frauduleuse a également prélevé 46,15 € supplémentaires sur son compte bancaire, qui ont été annulés par sa banque. Le consommateur a confié qu’avec le recul, le site web et les photos lui semblaient suspects, et qu’il aurait dû vérifier les avis en ligne avant de passer commande.
Gráinne Griffin, directrice des communications de la CCPC, souligne que les escroqueries en ligne sont de plus en plus élaborées.
« Elles utilisent des images et des récits convaincants, et adaptent soigneusement leurs publicités pour donner l’impression d’être une entreprise fiable. »
Gráinne Griffin, directrice des communications de la CCPC
Elle insiste sur l’importance d’éviter les achats impulsifs :
« Il est important que les consommateurs évitent de se précipiter dans les achats et les transactions en ligne. »
Gráinne Griffin, directrice des communications de la CCPC
La CCPC exhorte les consommateurs à faire preuve de prudence lors de leurs achats en ligne, pour protéger leurs finances et leur sécurité. Elle met en garde contre les tactiques de pression, telles que les offres à durée limitée ou les comptes à rebours, qui peuvent inciter à prendre des décisions regrettables.
Toute personne suspectant avoir été victime d’une arnaque est invitée à contacter immédiatement sa banque ou son prestataire de paiement, qui pourra éventuellement lancer une procédure de rétrofacturation et récupérer les fonds.
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