Les investisseurs peuvent s’attendre à une année 2026 contrastée, marquée par un début prometteur, des turbulences au printemps et en automne, et une reprise finale, selon une analyse des cycles historiques du marché boursier.
L’étude, basée sur le Cycle Composite développé par le groupe de recherche Ned Davis, combine trois modèles clés : le cycle saisonnier annuel, le cycle électoral quadriennal et le cycle décennal. Ce modèle, qui analyse les données quotidiennes de 1928 à 2024, suggère une trajectoire potentielle pour l’indice S&P 500 au cours de l’année à venir.
Le Cycle Composite prévoit un début d’année positif, avec une progression constante de l’indice dès janvier et un pic attendu fin février ou début mars. Cette dynamique initiale s’explique, selon l’analyse, par un optimisme post-vacances et une inertie positive issue de l’année précédente. « Historiquement, cela correspond à l’optimisme d’après-vacances et au fait que la deuxième année d’un mandat présidentiel commence souvent avec une certaine positivité résiduelle de l’élan de l’année précédente », explique l’étude.
Cependant, ce rallye initial serait suivi d’un repli important en avril, atteignant un creux au printemps. Après un léger rebond en mai, le marché entrerait dans une période de volatilité estivale, avec des fluctuations sans direction claire. La faiblesse se confirmerait à la fin de l’été et au début de l’automne, avec une baisse significative et un point bas potentiel en octobre. Ce creux, situé près ou légèrement en dessous de la ligne de base, pourrait signaler une correction notable, exacerbée par le contexte des élections de mi-mandat.
Malgré ces difficultés, le Cycle Composite anticipe une reprise de fin d’année, avec un fort rebond en novembre et décembre, permettant de clôturer l’exercice sur une note positive. Le rendement annuel global serait légèrement positif, bien que moins important que lors des années de cycle plus favorables.
L’année 2026 s’inscrit dans la deuxième année d’un mandat présidentiel, une période historiquement plus calme, souvent marquée par des corrections ou des marchés baissiers en raison des élections de mi-mandat et des ajustements politiques. Néanmoins, la trajectoire ascendante globale du modèle suggère une certaine résilience.
Il est important de souligner que le Cycle Composite n’est pas une prédiction infaillible. Les événements géopolitiques, les surprises économiques et les bulles spéculatives peuvent toujours perturber les tendances historiques. Cependant, l’analyse historique a souvent permis d’anticiper les mouvements du marché, même si sa précision varie d’une année à l’autre. « Même s’il est impossible de prédire ce qui se passera (et/ou quand) dans le jeu de Mme Market, le Cycle Composite est souvent très efficace pour faire allusion à ce qui pourrait arriver dans les mois à venir », souligne l’étude.
En conséquence, la recommandation est de rester prudent et de ne pas céder à un optimisme excessif, tout en se préparant à d’éventuelles baisses. Une approche tactique de la gestion des risques semble donc appropriée à l’approche de 2026.
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