Publié le 2025-10-01 23:41:00. À l’approche de l’élection présidentielle, les déclarations de patrimoine des huit candidats révèlent des écarts considérables, mettant en lumière les disparités économiques derrière les ambitions politiques. Des fortunes liées à des entreprises prospères aux revenus modestes d’enseignants, un tableau contrasté se dessine.
- José Antonio Kast affiche le patrimoine le plus important, avec des actifs dépassant les 5 milliards de dollars (environ 5,7 millions d’euros).
- Eduardo Artés présente la déclaration la plus austère, avec un seul bien immobilier et un revenu d’enseignant.
- Plusieurs candidats, dont Harold Mayne-Nicholls et Jeannette Jara, sont lourdement endettés.
La publication de ces déclarations de patrimoine, disponibles sur le portail Infoprobidad, offre un aperçu inédit de la situation financière des prétendants à la présidence. Ces informations, scrutées à la loupe par l’opinion publique, permettent de mieux comprendre les liens potentiels entre pouvoir économique et pouvoir politique.
En tête de liste, le candidat républicain José Antonio Kast se distingue par un revenu mensuel de 3,5 millions de dollars (environ 3,9 millions d’euros) et, surtout, par ses actifs. Il contrôle notamment des parts dans Immobilier et investissements Padua Limitada, évaluées à près de 5 milliards de dollars (environ 5,7 millions d’euros), ainsi que des actions de Banco de Chile et des droits d’eau. Grâce à ses sociétés, Kast possède au moins onze biens immobiliers répartis dans différentes régions du pays. Il ne déclare aucune dette personnelle.
À l’opposé de ce profil, Eduardo Artés, le candidat du Parti communiste (PC-AP), présente la déclaration la plus modeste. Enseignant, il perçoit un revenu mensuel de 523 000 dollars (environ 580 000 euros) et déclare un seul bien immobilier dans la ville de Tabo, estimé à un peu plus de 21 millions de dollars (environ 2,3 millions d’euros). Il ne possède ni véhicule, ni investissement, ni dette. Son profil financier reflète une carrière politique marquée par l’austérité.
Le candidat du Parti national libéral, Johannes Kaiser, se situe dans une position intermédiaire. Il déclare une maison à Villarrica, d’une valeur de 115 millions de dollars (environ 12,7 millions d’euros), ainsi que deux véhicules : une Toyota RAV4 (2025) et une Hyundai Tucson (2008), pour un total de 26 millions de dollars (environ 2,9 millions d’euros). Il ne détient pas de parts dans des sociétés et ne déclare aucune dette.
La candidate de Vamos Chile, Evelyn Matthei, possède deux biens immobiliers : un à Las Condes, évalué à 359 millions de dollars (environ 40 millions d’euros), et un autre à Villarrica, dont elle est co-propriétaire (25% d’une valeur de 761 millions de dollars, soit environ 84,5 millions d’euros). Elle possède également une Toyota Camry (2011) et une épargne retraite volontaire (APV) de plus de 212 millions de dollars (environ 23,5 millions d’euros) auprès de Banco Santander. Son revenu mensuel est déclaré à seulement 1 dollar, mais elle ne déclare aucune dette.
L’ancien leader sportif et journaliste Harold Mayne-Nicholls déclare une seule propriété à Peñalolén, estimée à 611 millions de dollars (environ 67,7 millions d’euros). Cependant, il affiche la dette la plus élevée parmi les candidats, avec 240 millions de dollars (environ 26,6 millions d’euros) de prêts hypothécaires, de dettes de cartes de crédit et de lignes de crédit.
L’ancien député et cinéaste Marco Enriquez-Oominami affiche le revenu mensuel le plus élevé, avec 9 millions de dollars (environ 10 millions d’euros). Il déclare des droits sur deux propriétés : l’usufruit d’une maison à Zapallar et la propriété partielle d’un appartement à Providencia. Il contrôle également 99% de Rivas y Rivas Limitada et 50% de Consultants 4C, pour un total de 72 millions de dollars (environ 80 millions d’euros) d’actifs. Sa dette est limitée à un prêt à la consommation de 10 millions de dollars (environ 11 millions d’euros) auprès de Banco de Chile.
L’ingénieur commercial Franco Parisi déclare une propriété à Birmingham, aux États-Unis, d’une valeur de 700 000 dollars (environ 777 000 euros), dont il est co-propriétaire. Il détient 20% d’une Mercedes Benz GLC, mais son droit de disposition est suspendu. Ses dettes s’élèvent à 65 millions de dollars (environ 72 millions d’euros), réparties entre un prêt à la consommation et des dettes de cartes de crédit. Son patrimoine principal se trouve donc à l’étranger.
Enfin, la candidate officielle Jeannette Jara déclare un revenu mensuel de 985 000 dollars (environ 1,1 million d’euros) et quatre propriétés à Santiago et Padre Hurtado, pour une valeur totale dépassant 349 millions de dollars (environ 38,7 millions d’euros). Elle possède également un Mitsubishi Outlander (2020) et des dépôts à terme de 7,9 millions de dollars (environ 8,7 millions d’euros). Cependant, ses dettes s’élèvent à plus de 157 millions de dollars (environ 17,4 millions d’euros), principalement des crédits hypothécaires et de consommation, ce qui la place parmi les candidats les plus endettés.