Publié le 16 janvier 2026 à 13h01. Selon une étude approfondie menée auprès de milliers de jeunes adultes, certains facteurs socio-économiques et de mode de vie pourraient expliquer les difficultés rencontrées par certains à trouver un partenaire amoureux.
- Les personnes ayant poursuivi des études supérieures sont plus susceptibles de rester célibataires.
- Vivre avec ses parents et un sentiment de mal-être familial sont également liés à une plus grande probabilité de célibat.
- Les hommes ont tendance à rester célibataires plus longtemps que les femmes.
Une vaste étude, impliquant 17 000 participants issus du Royaume-Uni et d’Allemagne, a suivi des individus de 16 à 29 ans, sans expérience relationnelle initiale, afin d’identifier les facteurs susceptibles d’influencer leur vie amoureuse. Les chercheurs ont analysé leur parcours scolaire, leur situation familiale et leur bien-être général.
L’analyse des données révèle une corrélation entre le niveau d’éducation et le célibat. Les participants ayant atteint un niveau d’études supérieures présentent une probabilité accrue de rester seuls. De même, le fait de vivre toujours chez ses parents, associé à une atmosphère familiale moins épanouissante, semble fortement lié à une plus grande difficulté à trouver un partenaire. Les hommes, de manière générale, ont également tendance à rester célibataires plus longtemps que les femmes.
Selon les chercheurs, vivre seul peut également jouer un rôle. Les personnes vivant en solitaire restent célibataires plus souvent que celles partageant un logement avec des colocataires ou des amis. L’étude souligne également l’impact du célibat prolongé sur le bien-être psychologique.
Les jeunes adultes restés célibataires pendant une période prolongée rapportent une diminution de leur satisfaction de vie et un sentiment accru de solitude. Ces émotions tendent à s’intensifier vers la fin de la vingtaine, période où les sentiments de dépression peuvent également augmenter, tant chez les hommes que chez les femmes. L’entrée dans une première relation semble, au contraire, améliorer le bien-être général.
Effet d’un célibat prolongé
« Nos résultats montrent qu’un célibat prolongé au début de la vingtaine est associé à un risque légèrement accru de mal-être », explique le Dr Michael Krämer, co-auteur de l’étude. Il précise que les différences entre les célibataires de longue date et les personnes en couple sont minimes à l’adolescence, mais s’accentuent avec le temps. Cela suggère qu’il devient plus difficile d’entamer une relation amoureuse à la fin de la vingtaine, un moindre bien-être augmentant par ailleurs les chances de rester célibataire.
L’étude, publiée dans le Journal de personnalité et de psychologie sociale, conclut que les jeunes adultes ayant un bien-être plus faible, les hommes, les personnes ayant un niveau d’éducation élevé et celles vivant seules ou encore chez leurs parents, sont ceux qui restent célibataires le plus longtemps en moyenne.
Les scientifiques révèlent également comment savoir si quelqu’un vous apprécie vraiment.
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