Publié le 4 décembre 2025. La venue du chanteur Amir au Zénith de Nantes suscite une polémique, avec des collectifs pro-palestiniens appelant au boycott de son concert, une situation qui résonne avec d’autres cas de pressions exercées sur des artistes en raison de leurs origines ou de leurs opinions.
- Des collectifs pro-palestiniens contestent le concert d’Amir à Nantes, le 4 décembre 2025.
- Cette contestation s’inscrit dans une tendance plus large de pressions et de tentatives de censure visant des artistes et des personnalités juives ou israéliennes.
- Un lecteur de Ouest-France dénonce ces actes comme une forme d’antisémitisme et appelle au soutien à Amir.
La programmation d’Amir au Zénith de Nantes, prévue ce jeudi 4 décembre 2025, est au cœur d’une vive controverse. Plusieurs collectifs de soutien à la Palestine appellent au boycott de son concert, en raison de ses origines franco-israéliennes. Cette situation, selon un lecteur de Ouest-France, M. N. (Loire-Atlantique), n’est pas isolée et témoigne d’une forme de censure politique inacceptable.
« Dans le monde artistique, nous avons déjà été les témoins de ces actes de censure et d’exclusion au motif soi-disant politique. Ce sont des procès intentés arbitrairement à tout Israélien ou tout citoyen français de confession juive considéré, de par son origine, comme intrinsèquement complice des actes du gouvernement de l’État d’Israël », écrit-il, soulignant des précédents comme les appels au boycott lors du concours de l’Eurovision et les perturbations subies par l’orchestre philharmonique d’Israël à Paris en novembre 2025. Il rappelle également des incidents similaires survenus dans le monde sportif, comme lors du Tour d’Espagne cycliste en septembre.
Ce contexte plus large, selon le lecteur, s’étend également au milieu universitaire, où des chercheurs et intellectuels juifs sont confrontés à des formes de discrimination. Il souligne que ces mouvements de protestation, bien que se justifiant par la condamnation des actions militaires israéliennes à Gaza, finissent par viser toute personne associée, même abusivement, à l’État d’Israël.
« Ces mouvements se justifient de leur protestation contre la politique meurtrière et contre les crimes de guerre menés à Gaza par l’armée et le gouvernement d’un État. Rappelons que, même disproportionnée, cette guerre et la réponse aux tortures, aux massacres intentionnels, et aux prises en otage d’une partie de sa population civile le 7 octobre 2023 menés par les terroristes du mouvement Hamas. Soulignons également que cet État, bien que gouverné par des partis de droite et d’extrême droite, reste un état démocratique dans lequel une large partie de la population israélienne a exprimé son opposition. Ce qui n’est pas le cas des autres États voisins. »
M. N. met en garde contre le risque de replonger dans des pratiques discriminatoires et antisémites, rappelant les sombres heures de l’histoire. Il appelle à la vigilance et à la fermeté face à ces tentatives d’intimidation et de violence.
« Ne détournons pas notre regard, ne nous taisons pas. Prenons garde et restons éveillés pour combattre dès à présent les prémices de ce cataclysme qui a marqué la mémoire de notre temps. »
En conclusion, le lecteur appelle à soutenir Amir, qu’il considère comme un artiste et un citoyen libre, et réaffirme son droit à se produire à Nantes, comme il est attendu par son public.
« Soutenons Amir. Artiste et citoyen libre, il est le bienvenu à Nantes, comme il est attendu par ceux qui l’aiment, lui et ses spectacles, aussi librement. »
M. N., lecteur de Ouest-France (Loire-Atlantique)
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