Publié le 14 janvier 2026 05:53:00. L’administration Trump intensifie la pression sur l’Iran en encourageant ouvertement les manifestants à défier le gouvernement, tout en menaçant de sanctions économiques supplémentaires et en envisageant une intervention plus directe dans le conflit.
- Donald Trump a annulé les rencontres diplomatiques prévues avec des représentants du régime iranien.
- Le président américain a appelé les manifestants à « s’emparer des institutions » et a promis une aide imminente.
- De nouvelles sanctions douanières de 25 % pourraient être imposées aux pays commerçant avec Téhéran.
La rhétorique de Donald Trump à l’égard de l’Iran connaît une escalade inédite. Après avoir menacé d’utiliser la force pour soutenir les mouvements de contestation qui secouent le pays depuis le 28 décembre, le président américain a franchi une nouvelle étape en appelant explicitement à un renversement du pouvoir en place. Cette intensification intervient sur fond de tensions économiques et de répression des manifestations.
Dans un message publié sur son réseau social, M. Trump a affirmé que « l’aide est en route », sans préciser la nature de cette assistance. Quelques heures auparavant, il avait annoncé l’imposition de droits de douane de 25 % sur les biens provenant des pays qui continuent de faire des affaires avec Téhéran, une mesure visant à isoler davantage l’économie iranienne.
Selon un haut responsable iranien, cité sous couvert d’anonymat par l’agence Reuters, la répression des manifestations a déjà fait plus de 2 000 morts. Washington dénonce fermement cette violence et multiplie les avertissements à l’encontre du régime iranien. Cependant, des experts mettent en garde contre les risques d’une intervention américaine directe. Ils craignent que cela ne conduise à une intensification de la répression, à une vague de nationalisme en faveur du gouvernement et même à une escalade du conflit, obligeant les États-Unis à s’engager plus profondément qu’ils ne le souhaitent.
La situation reste extrêmement volatile et l’évolution des événements est difficile à prévoir. Les prochaines heures et les prochains jours seront cruciaux pour déterminer si la crise dégénérera en un conflit ouvert ou si une solution diplomatique pourra être trouvée.
Photo : AP
