Publié le 4 novembre 2025 à 19h20. Le président de la Cour suprême de Colombie a défendu le caractère privé de la commémoration annuelle des magistrats décédés, face aux critiques concernant l’absence d’invitations à des représentants du pouvoir exécutif et législatif.
- La cérémonie, organisée par le pouvoir judiciaire, est un moment solennel de recueillement et de mémoire.
- Le président de la Cour suprême a souligné qu’il ne s’agit pas d’une exclusion, mais d’un acte intimement lié à la communauté judiciaire.
- Il a également appelé au respect des décisions de justice et à la distinction entre débat et censure.
La commémoration annuelle des juges et professionnels du droit décédés est un événement de longue date organisé par le pouvoir judiciaire colombien. Selon le président de la Cour suprême, il s’agit d’un moment profondément personnel et empreint de tristesse. « C’est un acte solennel, intime et très triste », a-t-il déclaré à l’issue de l’événement qui s’est tenu à l’Université Externado, au centre de Bogotá.
Le juge Tejeiro a précisé que cette tradition vise à honorer la mémoire de ceux qui ont servi la justice dans des périodes particulièrement difficiles de l’histoire du pays. Il a insisté sur le caractère spécifique de cette commémoration, qui ne nécessite pas la présence des autres pouvoirs.
« Il ne s’agit pas de disqualification, mais plutôt d’une réunion intime de souvenirs, de douleur et l’exécutif ou le législatif ne doit pas nécessairement assister à cette réunion. »
Président de la Cour suprême
Interrogé sur les réactions de certains secteurs proches du gouvernement, le magistrat a confirmé que le chef de l’État en exercice n’est généralement pas invité à ce type de cérémonie. Il a réaffirmé que cette absence ne traduit aucune volonté de marginalisation, mais découle de la nature même de l’événement.
Enfin, le président de la Cour suprême a profité de cette occasion pour rappeler l’importance du respect de l’indépendance de la justice. « La justice doit être une institution du plus grand respect », a-t-il souligné. « Aucun citoyen n’est autorisé à la disqualifier ou à censurer l’activité de la justice. » Il a insisté sur la différence fondamentale entre un débat légitime sur une décision judiciaire et une tentative de la remettre en question de manière inappropriée.
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