Publié le 2025-12-18 12:06:00. Contrairement aux idées reçues, notre destin n’est pas entièrement écrit dans nos gènes. Une nouvelle étude révèle que nos choix quotidiens, notamment en matière d’alimentation et d’activité physique, jouent un rôle prépondérant dans notre longévité et notre santé.
- Seulement 20 % de notre santé est déterminée par notre génétique, les 80 % restants dépendant de notre mode de vie.
- L’alimentation joue un rôle clé dans la prévention des maladies chroniques en influençant l’inflammation et l’expression de nos gènes.
- Privilégier une alimentation riche en légumes, en légumineuses et en huile d’olive extra vierge, tout en limitant les sucres raffinés et les aliments ultra-transformés, est essentiel pour une vie en bonne santé.
Longtemps, la longévité a été perçue comme une question de chance, un héritage génétique favorable. La science moderne nuance cette vision. Selon Laura Di Renzo, directrice de la section des sciences alimentaires, de la nutrition clinique et des produits pharmaceutiques de l’université de Rome Tor Vergata, notre ADN ne constitue pas une fatalité.
« Seulement 20 pour cent de notre santé est déterminée par la génétique. Les 80% restants dépendent des choix que nous faisons chaque jour : ce que nous mangeons, combien nous bougeons, comment nous vivons et dans quel environnement nous sommes immergés. »
Laura Di Renzo, directrice de la section des sciences alimentaires, de la nutrition clinique et des produits pharmaceutiques de l’université de Rome Tor Vergata
La nutrition, en particulier, se révèle être un outil puissant. Elle module les processus inflammatoires, le métabolisme et même l’expression de nos gènes. De nombreuses maladies dégénératives chroniques non transmissibles – maladies cardiovasculaires, diabète de type 2, obésité, certains cancers, maladies neurodégénératives – partagent une base inflammatoire commune et sont considérées comme multifactorielles.
Avoir des antécédents familiaux de risque cardiovasculaire ou métabolique n’est donc pas une condamnation. « Grâce à une alimentation consciente et à une activité physique adéquate, il est possible de réduire ce risque », explique le professeur Di Renzo. « Certains aliments peuvent même désactiver certains mécanismes génétiques, contribuant ainsi à la prévention de nombreuses maladies. »
À l’inverse, certains choix alimentaires peuvent augmenter la vulnérabilité aux maladies. L’excès de sucres raffinés et la consommation excessive d’aliments ultra-transformés sont particulièrement pointés du doigt, car ils favorisent l’inflammation. Les boissons sucrées sont également à éviter.
Pour une prévention efficace et un soutien optimal de l’organisme, le professeur Di Renzo recommande quelques règles simples : ne jamais sauter le petit-déjeuner, privilégier les aliments naturels et les fruits frais. Commencer les repas principaux par une portion généreuse de légumes frais ou cuits, riches en fibres, permet de réduire l’absorption des graisses et des sucres. Il est également conseillé de consommer la majeure partie de son apport calorique pendant les heures ensoleillées et d’éviter les dîners copieux, afin de favoriser la digestion et le métabolisme.
Le régime méditerranéen reste une référence en matière de santé. Légumineuses, céréales complètes, légumes crus et cuits sont des alliés précieux. En ce qui concerne les aliments d’origine animale, le poisson est privilégié, la viande étant consommée avec modération, notamment la viande rouge.
L’idée de « superaliments » est à nuancer. Cependant, certains aliments se distinguent par leurs propriétés bénéfiques. Les légumes amers et sauvages favorisent la purification de l’organisme. L’huile d’olive extra vierge est également un incontournable. Une portion de 200 à 300 grammes de brocoli et de chou, consommée trois fois par semaine, apporte de puissants agents anticancéreux. Il est important de les cuire à la poêle ou de les consommer crus, en évitant l’ébullition.
La redécouverte des sautés, préparés avec de l’huile d’olive extra vierge sans la faire brûler, est également recommandée. L’huile permet d’extraire les antioxydants, les vitamines A et E, et de libérer les principes actifs de l’ail, de l’oignon, des carottes et des herbes aromatiques. Il est conseillé de privilégier les aliments rouges ou bleus – myrtilles, baies, aubergines (sans les peler) – riches en antioxydants. La chicorée, les artichauts et la tomate (consommée cuite avec la peau, source de lycopène) sont également à intégrer à l’alimentation.
En conclusion, Laura Di Renzo souligne l’importance de la modération : « La modération gagne toujours. »
