Publié le 26 décembre 2025 à 17h33. Une Ferrari 250 GTO de 1962, exceptionnellement bien conservée et n’ayant jamais subi de restauration complète, pourrait atteindre un prix record lors d’une vente aux enchères en Floride, dépassant potentiellement les 60 millions d’euros.
- La Ferrari 250 GTO châssis 3729GT, peinte en « Bianco Speciale », est unique en son genre.
- Elle possède un palmarès sportif impressionnant et a été pilotée par des légendes du sport automobile.
- Sa configuration d’origine et son entretien méticuleux en font un modèle extrêmement rare et recherché.
La 250 GTO est souvent considérée comme l’incarnation ultime de la Ferrari. Produite à seulement 39 exemplaires entre 1962 et 1964, cette voiture a été conçue comme une machine de compétition pour le Championnat International GT, alliant une aérodynamique sophistiquée à un moteur déjà légendaire.
Ce qui distingue le châssis 3729GT, c’est sa singularité. Il s’agit de la seule 250 GTO livrée à son premier propriétaire, John Coombs, un passionné de course automobile et propriétaire d’une écurie britannique, dans la teinte blanche « Bianco Speciale ». Coombs lui-même a apporté quelques modifications fonctionnelles, toujours présentes aujourd’hui, comme des fentes dans le capot, une troisième prise d’air sur l’aile et un conduit de ventilation reliant l’habitacle à un phare. Ces détails témoignent d’une utilisation réelle en compétition et non d’une simple exposition statique.
Sous le long capot en aluminium, développé par Ferrari et fabriqué par Scaglietti, se cache un V12 Type 168/62 Comp de 2 953 cm3 (environ 3 litres) capable de développer environ 300 chevaux. Associé à une boîte de vitesses manuelle à cinq rapports, ce moteur offrait des performances exceptionnelles pour l’époque, combinées à une fiabilité essentielle en endurance.
Le palmarès sportif de cette Ferrari est à la hauteur de sa légende. La 250 GTO « Bianco Speciale » a remporté une victoire de catégorie et de nombreuses places d’honneur, participant à des courses sur les principaux circuits britanniques et européens. Des pilotes de renom tels que Graham Hill, Jack Sears, Mike Parkes, Roy Salvadori et Richie Ginther ont eu l’occasion de la piloter.
En 1962 et 1963, elle a terminé deuxième au classement général du RAC Tourist Trophy à Goodwood, une course de qualification pour le championnat FIA GT, contribuant directement aux titres mondiaux de Ferrari. Ses performances étaient telles qu’elle a même été prêtée au service de compétition de Jaguar pour des tests comparatifs, dont elle est ressortie supérieure à la Type E.
Après sa carrière en compétition, la voiture a connu une succession de propriétaires prestigieux, dont Jack Sears lui-même, qui en a été propriétaire pendant près de 30 ans. Depuis 1999, elle fait partie de la collection de Jon Shirley, période durant laquelle elle a été restaurée dans sa livrée blanche d’origine et régulièrement utilisée lors d’événements majeurs tels que le Concours d’élégance de Pebble Beach, le Cavallino Classic et le Goodwood Revival.
N’ayant jamais subi de restauration invasive, mais ayant bénéficié d’un entretien régulier, de réparations et d’une nouvelle peinture lorsque nécessaire, elle conserve un niveau d’originalité extrêmement rare, certifié par le Livre Rouge Ferrari Classiche.
C’est précisément cette histoire qui contribue à élever la valeur estimée de cette 250 GTO, qui pourrait être vendue pour un montant avoisinant les 60 millions d’euros lors de la vente aux enchères organisée par Mecum à Kissimmee, en Floride, du 6 au 18 janvier.
