Publié le 13 octobre 2025 à 04h10. La nouvelle série coréenne « Chasseur au scalpel » explore les zones d’ombre de l’esprit humain à travers l’enquête d’une médecin légiste confrontée à un passé trouble et à la possible résurgence d’un tueur en série : son propre père.
- La série, réalisée par Lee Jong Hoon, surprend par son approche psychologique intense, rompant avec ses œuvres précédentes plus légères.
- L’intrigue est basée sur le roman éponyme de Choi Eido, qui se distingue par son réalisme dû à l’expertise de l’auteur en matière de sciences médico-légales et de procédures policières.
- Bien que s’inspirant de faits divers réels, la série se concentre davantage sur la relation complexe entre la protagoniste et son père, explorant les thèmes de la justice, de la vengeance et de la rédemption.
« Chasseur au scalpel » (2025) met en scène Seo Se-hyun, interprétée par Park Joo-hyun (connue pour ses rôles dans « Extracurricular », « Zombie Detective » et « Mouse »), une médecin légiste talentueuse hantée par un passé sombre. Sa vie bascule lorsqu’elle est sollicitée par Jung Jung-hyun (Kang Hoon, vu dans « The Secret Romantic Guesthouse », « A Time Called You » et « Dear Hyeri »), un jeune policier de la division des crimes graves. Lors d’une autopsie, elle découvre une signature meurtrière qui lui rappelle douloureusement celle de son père, qu’elle croyait décédé depuis vingt ans.
Le réalisateur Lee Jong Hoon, habituellement associé à des productions plus légères ou des mélodrames familiaux comme « Happy Sisters », « Shady Mom-in-Law », « Miss Ma », « Nemesis » et « Longing Heart », s’aventure ici sur un terrain nouveau. Il avait précédemment été directeur de la photographie pour la première saison de « The Escape of the Seven ». Il parvient à insuffler une tension palpable et un suspense captivant à cette enquête psychologique.
Le roman original de Choi Eido, dont la traduction thaïlandaise s’intitule « Crie, tue, chasse, meurs » (traduit par Manjom, aux éditions Shadow Publishing House), est reconnu pour son réalisme. L’auteur, diplômé en administration policière, a approfondi ses connaissances en matière de criminalistique, ce qui se reflète dans la précision des détails techniques et des procédures d’enquête.
La série adapte l’œuvre de Choi Eido en se concentrant principalement sur le point de vue de Sehyun, la médecin légiste. Contrairement au roman, qui explore les perspectives multiples du médecin légiste, de la police et du meurtrier, la série privilégie l’exploration de son conflit intérieur avec la police et son passé familial. L’accent est mis sur la relation père-fille, un aspect moins développé dans le livre.
Si la série promet des scènes de crime saisissantes, des autopsies réalistes et des poursuites haletantes, elle explore surtout la lutte intérieure de chaque personnage. Sehyun est tiraillée entre son désir de bien faire, sa quête de justice et le poids du péché et du passé. L’œuvre se penche ainsi sur les aspects psychologiques de l’histoire, adoptant un rythme plus lent que l’adaptation télévisée.
Un conte occidental, raconté par la sœur aînée du personnage Go Eun Seo (Shin Yeon Woo, vue dans « Connection », « When The Phone Rings » et « Head Over Heels ») à Sehyun dans son enfance, est intégré à la série. Il s’agit de « Rose Rouge et Blanche-Neige », une version du conte allemand des frères Grimm (« Schneeweißchen und Rosenrot »), publié en 1837. L’histoire originale, écrite par Caroline Stahl en 1827 sous le titre « Le Nain Ingrat », est utilisée pour symboliser la relation entre les deux sœurs, illustrée par leurs tenues respectives, rouge et blanche. Cependant, l’intrigue de ce conte reste inachevée dans la série.
L’affaire Lee Young Hak, surnommé par les médias « Papa est bouche bée », offre un parallèle troublant. Cet homme, dont l’image d’un père aimant a été largement diffusée en raison d’une tumeur rare affectant sa fille, a finalement été révélé comme un meurtrier. Pour plus d’informations sur la peine de mort en Corée du Sud, consultez cet article.
Un autre cas frappant est celui de Perth, en Australie, où une famille sino-australienne a caché le corps d’Annabelle Chen, 58 ans, dans une valise jetée dans la rivière Swan en 2016. L’autopsie a révélé des blessures multiples à la tête et au visage. Le père et la fille ont été reconnus coupables, la fille ayant aidé à transporter et à se débarrasser du corps.
Selon Cho Na Writes, un site web d’analyse dramatique coréen, « Chasseur au scalpel » se distingue par son mélange unique de genres policiers et psychologiques, ainsi que par son exploration de la relation complexe entre la protagoniste et son père. L’utilisation d’images et de sons contribue à créer une atmosphère tendue et effrayante, tandis que le montage et la narration concis maintiennent l’attention du spectateur.


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