Édition française
En continu
---Advertisement---

Nouvelles

Chèvres et soda : NPR

Les États-Unis ont renoncé à marquer la Journée mondiale de lutte contre le sida, une première depuis la création de cette journée en 1988, suscitant l'inquiétude des militants et des organisations de santé publique. Cette décision intervient alors…

Chèvres et soda : NPR

Les États-Unis ont renoncé à marquer la Journée mondiale de lutte contre le sida, une première depuis la création de cette journée en 1988, suscitant l’inquiétude des militants et des organisations de santé publique. Cette décision intervient alors que l’administration Trump revoit sa politique d’aide internationale dans la lutte contre le VIH/sida.

À retenir

  • Pour la première fois depuis 1988, les États-Unis n’ont pas commémoré la Journée mondiale de lutte contre le sida le 1er décembre.
  • Le Département d’État justifie cette absence par une volonté de « moderniser » l’approche américaine dans la lutte contre les maladies infectieuses.
  • Cette décision s’inscrit dans un contexte de coupes budgétaires importantes dans les programmes de santé mondiaux sous l’administration Trump.

Contexte

La Journée mondiale de lutte contre le sida, instaurée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 1988, vise à sensibiliser le public aux enjeux du VIH/sida et à commémorer les victimes de la maladie. Depuis lors, elle est devenue un moment clé pour réaffirmer l’engagement mondial dans la lutte contre l’épidémie, qui a déjà causé la mort de millions de personnes. Les États-Unis ont traditionnellement joué un rôle de premier plan dans cette lutte, notamment grâce au Plan d’urgence du président George W. Bush pour la lutte contre le sida (PEPFAR), qui a investi plus de 110 milliards de dollars (environ 98 milliards d’euros) depuis 2003.

L’année dernière, l’ancien président Joe Biden avait organisé une cérémonie à la Maison Blanche, présentant le Courtepointe commémorative du SIDA, un patchwork de patchs honorant la mémoire des personnes décédées du sida.

Ce qui change

Le Département d’État a déclaré qu’il « modernisait » son approche de la lutte contre les maladies infectieuses, privilégiant désormais une collaboration directe avec les gouvernements étrangers pour « sauver des vies et accroître leur responsabilité et leur partage du fardeau ». En interne, il a demandé à ses employés de ne pas marquer la Journée mondiale de lutte contre le sida. Cette décision intervient après une période de coupes budgétaires significatives dans les programmes de santé mondiaux, justifiées par une politique axée sur les intérêts nationaux.

Selon l’ONUSIDA, ces coupes ont déjà perturbé l’accès aux soins liés au VIH/sida dans plusieurs pays, notamment en Zambie, en République démocratique du Congo, en Éthiopie et au Kenya, rendant difficile pour certains patients séropositifs de se procurer leurs médicaments.

« Je pense que c’est emblématique d’une administration qui ne semble pas s’en soucier », a déclaré Mitchell Warren, directeur exécutif d’AVAC, une organisation mondiale de prévention du VIH basée aux États-Unis. « C’est un acte symbolique, oui, et il symbolise quelque chose de réellement dévastateur et chaotique », a-t-il ajouté.

Des manifestants se sont rassemblés lundi devant la Maison Blanche pour protester contre cette décision, exigeant le rétablissement du financement des programmes de lutte contre le VIH/sida. Asia Russell, directrice exécutive de Health GAP, a souligné que cette décision rappelait les premières années de l’épidémie, marquées par la stigmatisation et la négligence.

Prochaines étapes

La décision de ne pas célébrer la Journée mondiale de lutte contre le sida s’inscrit dans une tendance plus large de l’administration Trump à remettre en question le rôle des organisations multilatérales, telles que l’ONU et l’OMS. Le président Trump avait déjà annoncé son intention de retirer les États-Unis de l’OMS. Il reste à voir si cette politique se traduira par une réduction durable de l’engagement américain dans la lutte contre le VIH/sida à l’échelle mondiale.

Chiffres clés

Indicateur Valeur
Investissement total du PEPFAR (depuis 2003) Plus de 110 milliards de dollars (environ 98 milliards d’euros)

Sources

Déclaration du Département d’État.

Join WhatsApp

Join Now

Join Telegram

Join Now

Laisser un commentaire

À propos de l’auteur: Nicolas Lefèvre

Nicolas Lefèvre couvre l’actualité française, de la vie politique aux questions sociales et économiques. Il privilégie les explications claires, les faits datés et les informations directement utiles au lecteur.