Alors que sa formation politique recule dans les intentions de vote selon un récent sondage, la cheffe caquiste défend sa stratégie face aux critiques de ses adversaires politiques.
Le bouclier d’achats publics de Christine Fréchette face aux tarifs américains
Face à une nouvelle escalade de la guerre commerciale menée par le président américain Donald Trump et à l’entrée en vigueur des contre-tarifs fédéraux, la première ministre sortante Christine Fréchette a présenté un plan de protection économique pour les entreprises du Québec. En point de presse à l’Assemblée nationale, elle a annoncé que le gouvernement entend utiliser sa puissance d’achat comme un bouclier pour soutenir l’économie locale (la cheffe de la Coalition avenir Québec).

Cette mesure prévoit de réserver certains appels d’offres publics aux entreprises québécoises ou canadiennes. L’application de ce dispositif s’étendra jusqu’en janvier, ce qui représente environ 1,5 milliard de dollars de contrats potentiellement touchés sur une période de quatre mois. Bien que le pourcentage d’entreprises américaines soumissionnant pour ces marchés publics demeure inférieur à 10 %, le gouvernement soutient que chaque exclusion ciblée peut faire une différence notable pour l’industrie régionale (les détails des contrats publics visés).
Parallèlement, la dirigeante a lancé un appel direct à la population et aux acteurs économiques pour encourager l’achat local. Selon ses estimations, si chaque foyer québécois augmentait ses dépenses de 25 dollars par semaine auprès d’entreprises locales, cela injecterait à terme 3 milliards de dollars dans l’économie provinciale (l’appel à la solidarité économique de la première ministre).
Tensions politiques et recul de la Coalition Avenir Québec dans les sondages
Cette offensive économique intervient dans un contexte électoral délicat pour la formation au pouvoir. Selon le dernier sondage Léger–Le Journal–TVA, l’appui à la Coalition Avenir Québec a chuté de deux points, ramenant le parti à la troisième place derrière les libéraux.

Les adversaires politiques de Christine Fréchette n’ont pas tardé à critiquer la gestion de cette séquence. Le chef du Parti libéral du Québec, Charles Milliard, a ainsi accusé la première ministre d’instrumentaliser la situation en organisant un Conseil des ministres extraordinaire à des fins purement électorales, qualifiant la démarche de politique spectacle
(les critiques du chef libéral).
De son côté, le Parti québécois demeure stable en tête des intentions de vote, profitant notamment de la perception d’un risque référendaire. Pendant ce temps, le Parti conservateur du Québec dirigé par Éric Duhaime enregistre une progression notable, atteignant 17 % d’appuis dans le même sondage (les chiffres de la progression conservatrice).
L’impact réel sur les PME et les remises fédérales en question
Interrogée sur l’impact chiffré des contre-tarifs, Christine Fréchette a indiqué qu’il devrait se situer autour de 5 % pour les entreprises. Elle a toutefois tempéré ce chiffre en rappelant que les mécanismes d’aide directe et de remises annoncés par Ottawa devraient théoriquement rendre ces frais nuls ou neutres pour les PME. Elle a toutefois insisté pour que le gouvernement fédéral simplifie et accélère le traitement administratif de ces remboursements (l’évaluation de l’impact des contre-tarifs).
Face aux accusations de mener une campagne de peur, la cheffe caquiste a fermement rejeté ces allégations, affirmant que la menace sur des milliers d’emplois et d’heures de travail est bien réelle pour les petites et moyennes entreprises exportatrices. L’effet Trump, il ne s’estompe pas du tout pour nos entreprises
, a-t-elle insisté en invitant ses opposants à consulter directement les entrepreneurs touchés (la défense de la cheffe caquiste).
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