Home Des sportsChronique de Stephan Shemilt Ashes : Pourquoi les deux jours de MCG n’étaient pas moins un test

Chronique de Stephan Shemilt Ashes : Pourquoi les deux jours de MCG n’étaient pas moins un test

by Camille Renault

Un costume rose fluo porté par Robbie Williams lors de la finale de la Ligue australienne de football (AFL) en 2022 est exposé au Melbourne Cricket Ground, tandis que le récent match de cricket Test entre l’Australie et l’Angleterre a ravivé le débat sur l’influence du terrain sur le jeu.

La performance de Robbie Williams, surnommé le « Robster », devant 100 024 spectateurs lors de la grande finale de l’AFL a été saluée comme un triomphe. Les goûts en matière de divertissement sont subjectifs, et chacun apprécie ce qui lui plaît. Qu’on considère Robbie Williams comme un génie musical ou comme une erreur de casting, le spectacle a eu lieu.

De même, le cricket Test, dans sa diversité, offre une expérience unique. Ce sport se distingue par sa sensibilité aux conditions environnementales : la météo, l’heure de la journée, l’état du ballon, mais surtout, l’état du terrain. Si le cricket Test est une forme d’art, le terrain est la toile sur laquelle les joueurs expriment leur talent.

Le quatrième Test des Ashes entre l’Australie et l’Angleterre, disputé au MCG, a été une illustration frappante de cette complexité. Le match, marqué par un terrain particulièrement difficile, a vu l’Angleterre remporter sa première victoire sur le sol australien depuis près de 15 ans, et a été l’un des deux Tests de la série à se terminer en moins de deux jours. La présence de 10 mm d’herbe sur la surface a entraîné la chute rapide de 36 guichets en moins de six sessions de jeu, soulevant des questions sur l’équilibre entre la batte et la balle.

Certains ont estimé que ce terrain ne favorisait pas un cricket équitable et que le résultat devrait être considéré avec un astérisque, comme un Test atypique. Cependant, cette perspective est contestable. Le cricket Test est une discipline riche et variée, avec une histoire de 2 615 matchs et plus. Il existe une multitude de scénarios possibles : des ballons qui effectuent des mouvements imprévisibles pour les lanceurs, des rotations importantes sur des terrains secs, des surfaces plates comme des crêpes, ou encore des terrains qui se montrent aussi dangereux qu’un cobra. Certains matchs s’étirent dans un ennui interminable, tandis que d’autres se terminent en un éclair.

C’est cette imprévisibilité que les amateurs acceptent lorsqu’ils consacrent du temps à ce sport. Les moments de tension sont d’autant plus intenses que l’investissement dans le jeu est important. Le cricket Test, dans toute sa complexité, continue de captiver les foules.

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