Home MondeClub de lecture Séance 1 | L’avenir dans le passé

Club de lecture Séance 1 | L’avenir dans le passé

by Clara Dubois

Une clause méconnue de la Charte des Nations Unies pourrait ouvrir la voie à une réforme profonde de l’organisation, en corrigeant notamment les déséquilibres démocratiques au sein du Conseil de sécurité et le droit de veto dont bénéficient ses membres permanents. Un expert en droit international plaide pour la réactivation d’une promesse formulée lors de la création de l’ONU, en 1945.

Baptisée « Promesse de San Francisco », cette clause, incluse dans l’article 109(3) de la Charte, prévoyait une révision de l’organisation dix ans après son entrée en vigueur. Cette possibilité, activée en 1955, a été par la suite négligée et abandonnée. Selon le Dr SM Sharei, directeur exécutif fondateur et président du Centre de recherche constitutionnelle des Nations Unies (CUNCR), cette révision pourrait permettre de doter l’ONU d’une véritable constitution.

« Il s’agit d’un compromis trouvé lors de la création de l’ONU », explique le Dr Sharei. « Les cinq membres permanents du Conseil de sécurité ont accepté cette clause en échange de la reconnaissance de leur droit de veto. Il est temps de revenir sur cette promesse et de donner à l’ONU les outils nécessaires pour relever les défis mondiaux actuels et futurs. »

Le CUNCR, sous la direction du Dr Sharei, a organisé des cycles de recherche et de séminaires sur des thèmes tels que la justice climatique, la démocratie et la gouvernance. L’organisation a également lancé le programme Youth Climate Ambassador (YCA), qui rassemble de jeunes militants du monde entier pour agir en faveur d’une planète durable.

Les recherches du Dr Sharei mettent en évidence le potentiel de l’article 109(3) pour transformer l’ONU en une instance de gouvernance mondiale plus démocratique et efficace, capable d’assurer la paix, la sécurité environnementale et de répondre aux nouveaux défis qui se présentent. Le CUNCR a également initié une série de discussions sur le renforcement des capacités institutionnelles et la coopération entre les institutions interparlementaires régionales, afin d’accroître la participation citoyenne à la gouvernance mondiale.

Le Dr Sharei est engagé depuis plus de 30 ans dans la société civile, notamment dans les domaines du désarmement nucléaire, de la réforme de l’ONU, de la Cour pénale internationale (CPI) et de la gouvernance mondiale démocratique. Il a notamment été membre du conseil d’administration du Mouvement fédéraliste mondial (WFM)/Institute for Global Policy (IGP) lors de la création de la coalition pour la CPI.

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