Home DivertissementCOLONNE : Noël émotionnel soutenu par les distributeurs Pez et « le sac de trucs »

COLONNE : Noël émotionnel soutenu par les distributeurs Pez et « le sac de trucs »

by Antoine Girard

Publié le 24 décembre 2025 18:30. La perte de son père, figure locale connue sous le nom de « Jivin’ Johnny », et de sa belle-sœur France Turcotte a marqué l’année 2025 pour le rédacteur en chef Andrew Philips, qui se souvient de leur générosité et de leur amour du partage à l’approche des fêtes.

  • Andrew Philips évoque les cadeaux originaux et souvent inattendus que lui offrait son père, un homme au grand cœur.
  • Il rend hommage à sa belle-sœur France Turcotte, une femme créative et pleine de vie malgré les épreuves de la santé.
  • L’article explore le thème de la générosité et de la nostalgie à travers les souvenirs de ces deux êtres chers.

Cette année, l’esprit de Noël est teinté de mélancolie pour Andrew Philips, rédacteur en chef de MidlandAujourd’hui, un site associé à SooAujourd’hui. Le décès de son père en février, suivi de celui de sa belle-sœur France à l’automne, laissent un vide difficile à combler. France Turcotte, passionnée par les décorations et les traditions saisonnières, manquera particulièrement durant cette période festive.

Malgré les épreuves, France a fait preuve d’une force remarquable tout au long de sa vie, surmontant les défis liés à une paralysie cérébrale et à d’autres problèmes de santé. Tout comme son père, elle a su vivre pleinement, s’épanouissant en tant que poète et artiste, et trouvant toujours le moyen de donner aux autres. Philips se souvient d’une chanson de Daniel Lanois, tirée de l’album Pour la beauté de Wynona, qui résume parfaitement l’esprit de France et de son père :

« Beaucoup d’amour à donner. »

Daniel Lanois

Philips, sa mère Carol et sa femme Lise ont eu l’occasion de voir Daniel Lanois en concert au théâtre du Collège Georgian cet été. L’artiste a non seulement répondu à leurs attentes musicales, mais les a également touchés par sa gentillesse et sa disponibilité après le spectacle. Son père, selon Philips, aurait qualifié Lanois de « personnage absolument génial ! »

John Philips, affectueusement surnommé « Jivin’ Johnny », était un homme hors du commun, doté d’un esprit vif, sociable et généreux. Il vivait au rythme de sa propre musique et aimait offrir des cadeaux à son entourage, qu’il s’agisse d’amis de longue date ou de nouvelles connaissances. Qui n’a pas reçu de sa part un CD de Cat Stevens, une gourde décorée d’une citation inspirante ou un badge de paix ?

Lise, ses filles et lui-même conservent précieusement ces petites attentions. Philips se souvient d’un penchant particulier de son père pour les cadeaux originaux. Il raconte ainsi avoir déboursé 100 $ de plus que le prix affiché pour acquérir une grande photo encadrée qu’il savait lui plaire. Ironiquement, l’image représentait des joueurs de hockey de l’équipe des Canadiens, alors que Philips avait toujours été un fervent supporter des Nordiques de Québec, depuis le déménagement de son équipe préférée.

L’amour du hockey était un autre trait de caractère partagé par Philips et son père. Il se souvient avec émotion d’une soirée passée au Forum de Montréal dans les années 1970, où son père avait patiemment attendu après le match pour tenter d’obtenir les autographes de joueurs emblématiques tels que Lapointe, Lafleur, Esposito et Robinson. Guy Lafleur, son joueur préféré de tous les temps, reste à ce jour la seule personnalité qu’il ait sollicitée pour une dédicace, conservant précieusement sa passe de presse signée lors du dernier match des Nordiques au Colisée.

Mais revenons à l’esprit de Noël. Chaque année, Philips recevait un sac rempli de petites attentions que Lise ramenait de la salle familiale à son bureau quelques mois après les fêtes. Ce sac était lui-même un cadeau de son père, un objet rapporté de ses voyages. Il contenait souvent des objets liés à la musique, comme une tasse à café à l’effigie de David Bowie, ou des souvenirs évoquant des moments passés. Des livres, des CD, des bibelots, des affiches et même des figurines de ses personnages de dessins animés préférés, Sylvestre et Tigrou, y trouvaient leur place.

Un Noël, son père lui avait offert trois distributeurs Pez représentant Superman, Batman et un camion de transport. Comme son père, Philips avoue préférer largement donner que recevoir. Il a d’ailleurs perpétué cette tradition en offrant à son beau-fils, originaire de Vancouver, un chapeau des Seahawks de Seattle, un distributeur Pez des Canucks de Vancouver et quelques albums pour Noël. Et, bien sûr, il lui fournira le sac pour ranger ses affaires.

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