Home Technologie et scienceCombien de temps a-t-il fallu à un T. rex pour atteindre sa taille adulte ?

Combien de temps a-t-il fallu à un T. rex pour atteindre sa taille adulte ?

by Thomas Caron

Publié le 14 janvier 2024 20:32:00. Une étude révolutionnaire révèle que le Tyrannosaurus rex, le roi des dinosaures, atteignait sa taille adulte bien plus tard que ce que l’on pensait, vers l’âge de 40 ans, et non 25 ans. Cette découverte, basée sur l’analyse des anneaux de croissance dans ses os, remet en question les connaissances établies sur la croissance et l’écologie de ce prédateur emblématique.

  • Le T. rex grandissait lentement et régulièrement jusqu’à l’âge de 40 ans, atteignant un poids maximal d’environ huit tonnes (8 000 kg).
  • Les chercheurs ont identifié des anneaux de croissance jusque-là invisibles dans les os fossilisés, grâce à des techniques d’imagerie avancées et des analyses statistiques inédites.
  • L’étude ouvre la possibilité que certains fossiles attribués au T. rex appartiennent en réalité à une espèce différente, le Nanotyrannus.

L’étude, publiée dans la revue PeerJ, s’appuie sur l’analyse de 17 spécimens de T. rex, des juvéniles aux adultes, pour reconstituer l’histoire de croissance de ce dinosaure géant. L’équipe de chercheurs, dirigée par Holly Woodward, professeur d’anatomie et de paléontologie à l’Oklahoma State University, a utilisé des coupes osseuses examinées sous un éclairage spécial et des algorithmes statistiques sophistiqués pour identifier ces anneaux de croissance cachés.

« Il s’agit du plus grand ensemble de données jamais collecté sur le T. rex », a déclaré Holly Woodward. « L’examen des anneaux de croissance conservés dans les os fossilisés nous a permis de reconstituer l’histoire de croissance annuelle des animaux. »

Jusqu’à présent, la communauté scientifique estimait que le T. rex atteignait sa taille adulte vers l’âge de 25 ans. Cette nouvelle étude contredit cette hypothèse, suggérant une croissance beaucoup plus lente et prolongée. Les anneaux de croissance, très fins et souvent invisibles à l’œil nu ou en lumière polarisée classique, ont révélé un rythme de croissance régulier sur une période beaucoup plus longue.

« Ces anneaux sont très faibles et souvent invisibles en lumière normale, et pas aussi brillants qu’un anneau typique en lumière polarisée », a expliqué Woodward, citée par le site spécialisé IFLScience.

Cette croissance lente et soutenue aurait pu avoir des implications importantes sur l’écologie du T. rex. Les jeunes individus auraient pu occuper des niches écologiques différentes de celles des adultes, contribuant ainsi au succès de l’espèce en tant que prédateur dominant à la fin du Crétacé.

L’analyse des fossiles a également soulevé des questions sur la classification de certains spécimens. Les chercheurs suggèrent que certains fossiles, notamment ceux surnommés « Jane » et « Petey », présentent des courbes de croissance statistiquement différentes de celles des autres individus, ce qui pourrait indiquer qu’ils appartiennent à une espèce distincte, le Nanotyrannus. Bien que les preuves ne soient pas concluantes, cette possibilité reste ouverte.

« Ils pourraient être d’une espèce différente, mais ils pourraient aussi être des individus malades, blessés ou nains, comme ceux que l’on trouve dans n’importe quelle population animale », a souligné Woodward.

Cette nouvelle approche méthodologique, combinant des techniques d’échantillonnage étendues, des statistiques innovantes et l’utilisation de la lumière polarisée, pourrait également être appliquée à l’étude de la croissance d’autres dinosaures, permettant ainsi de mieux comprendre leur biologie et leur évolution.

Le T. rex continue de fasciner les scientifiques et le grand public. Cette étude offre une image plus complète de sa vie, depuis les juvéniles en pleine croissance jusqu’aux géants de huit tonnes qui régnaient sur les écosystèmes de la fin du Crétacé.

Rédaction : [Nom du rédacteur, si disponible], avec des informations d’EFE, IFLScience et PeerJ

You may also like

Leave a Comment