Home SantéComment un régime riche en glucides augmente le risque de cancer du poumon : ce qu’il faut savoir, quoi manger et quoi éviter |

Comment un régime riche en glucides augmente le risque de cancer du poumon : ce qu’il faut savoir, quoi manger et quoi éviter |

by Sophie Martin

Publié le 30 novembre 2023. Une étude récente suggère un lien entre une alimentation riche en glucides à indice glycémique élevé et un risque accru de cancer du poumon, même en l’absence de tabagisme. Ces découvertes soulignent l’importance de la qualité des glucides dans notre alimentation pour la santé respiratoire.

  • Les personnes suivant un régime alimentaire à indice glycémique élevé présentent un risque significativement plus élevé de développer un cancer du poumon.
  • L’association entre un indice glycémique élevé et le cancer du poumon persiste même après ajustement pour des facteurs tels que l’âge, le sexe, les antécédents de tabagisme et l’apport calorique total.
  • La vitesse à laquelle le glucose est libéré dans le sang, plutôt que la quantité totale de glucides consommés, pourrait être un facteur clé dans ce lien.

Si le tabagisme et la pollution atmosphérique restent les principaux facteurs de risque de cancer du poumon, une étude de grande envergure publiée dans les Annals of Family Medicine explore l’influence de la qualité des glucides sur le développement de cette maladie. Les chercheurs ont analysé les habitudes alimentaires de plus de 100 000 adultes sur plusieurs années, en les comparant à l’incidence du cancer du poumon. Il s’agit d’une des premières tentatives à grande échelle d’évaluer l’impact de la qualité des glucides sur ce type de cancer, indépendamment d’autres facteurs de risque liés au mode de vie.

L’étude a révélé que les participants ayant consommé le plus de glucides à indice glycémique élevé présentaient un risque accru de cancer du poumon par rapport à ceux ayant suivi un régime alimentaire à faible indice glycémique. Ce risque était statistiquement significatif, même en tenant compte de l’âge, du sexe, des antécédents de tabagisme et de l’apport calorique global. L’association s’est avérée valable pour différents sous-types de cancer du poumon, notamment le cancer du poumon non à petites cellules.

Intriguant, la charge glycémique – qui mesure la quantité totale de glucides consommés – ne présentait pas le même lien avec le risque de cancer. Dans certains cas, une charge glycémique plus élevée était même associée à un risque plus faible, suggérant que la vitesse à laquelle le glucose est libéré dans le sang pourrait être plus importante que la quantité totale de glucides ingérée.

Mais pourquoi une alimentation riche en glucides à indice glycémique élevé pourrait-elle influencer le développement du cancer du poumon ? Les scientifiques avancent plusieurs hypothèses. Les aliments à indice glycémique élevé provoquent des pics rapides de glycémie, ce qui nécessite une forte production d’insuline pour stabiliser les niveaux de sucre dans le sang. Une exposition chronique à des taux élevés d’insuline peut perturber les voies de signalisation qui régulent la croissance cellulaire.

De plus, les aliments à indice glycémique élevé peuvent favoriser la production de facteurs de croissance analogues à l’insuline, qui stimulent la division cellulaire et augmentent le risque d’erreurs génétiques. Ces pics de glycémie fréquents peuvent également induire un stress oxydatif, qui endommage les cellules, y compris celles des tissus pulmonaires, en augmentant la production d’espèces réactives de l’oxygène. Le stress oxydatif entraîne souvent une inflammation chronique, un facteur connu pour favoriser la croissance tumorale.

Ces mécanismes, bien qu’encore à l’étude, suggèrent que les fluctuations répétées de la glycémie pourraient influencer le risque de cancer à long terme, même chez les personnes non exposées à la fumée de cigarette. L’accumulation de ces facteurs, combinée à d’autres risques tels que la pollution atmosphérique, pourrait amplifier la vulnérabilité des poumons.

Pour favoriser un indice glycémique plus faible et une meilleure stabilité métabolique, il est conseillé d’intégrer à son alimentation des céréales complètes (orge, avoine, quinoa, riz brun), des légumineuses (haricots, pois chiches, lentilles), des noix et des graines, ainsi que des légumes non féculents (feuilles vertes, brocoli, carottes, poivrons). Les fruits à faible indice glycémique, comme les pommes, les poires, les baies, les pêches et les oranges, sont également recommandés. Il est important de combiner les glucides avec des protéines ou des graisses saines pour ralentir la digestion.

À l’inverse, il est préférable de limiter la consommation d’aliments transformés, de pain blanc, de riz blanc, de céréales sucrées, de snacks industriels, de pâtisseries, de boissons gazeuses et de pommes de terre transformées (frites, chips). Il n’est pas nécessaire de les éliminer complètement, mais une consommation modérée peut aider à minimiser les schémas métaboliques associés à un risque accru de cancer du poumon.

Avertissement : cet article est uniquement destiné à des fins d’information générale et ne constitue pas un avis médical professionnel. Consultez toujours un professionnel de la santé qualifié pour toute question relative à votre santé ou à des changements de mode de vie.

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