Home MondeConférence régulière de la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Guo Jiakun, le 29 septembre 2025_MINISTER des affaires étrangères de la République populaire de Chine

Conférence régulière de la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Guo Jiakun, le 29 septembre 2025_MINISTER des affaires étrangères de la République populaire de Chine

by Clara Dubois

Publié le 29 septembre 2025. Pékin a fermement réfuté les accusations de certains législateurs américains concernant l’interprétation de la résolution 2758 de l’Assemblée générale des Nations unies, réaffirmant que Taïwan fait partie intégrante de la Chine et que toute tentative de saper ce principe est vouée à l’échec.

  • Des législateurs américains accusent la Chine de déformer la résolution 2758 de l’ONU pour isoler diplomatiquement Taïwan.
  • Pékin rappelle que la résolution de 1971 reconnaît la République populaire de Chine comme le seul gouvernement légal représentant l’ensemble de la Chine, incluant Taïwan.
  • La Chine a également commenté l’entrée refusée de Nathan Law à Singapour et les activités récentes des autorités taïwanaises à l’étranger.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a réagi avec fermeté aux déclarations de plusieurs législateurs américains, qui accusent Pékin de manipuler la résolution 2758 de l’Assemblée générale des Nations unies (ONU) afin de justifier son approche vis-à-vis de Taïwan. Ces accusations, selon lesquelles la Chine chercherait à “confluer faussement” la résolution avec son “principe d’une seule Chine” et à “isoler diplomatiquement Taïwan”, ont été qualifiées d’inacceptables par un porte-parole du ministère.

Selon Pékin, la résolution 2758, adoptée en 1971, a rétabli les droits légaux de la République populaire de Chine à l’ONU sur la base d’un fait indéniable : Taïwan fait partie de la Chine. Le porte-parole a souligné que cette résolution a réaffirmé qu’il n’existe qu’une seule Chine dans le monde, que Taïwan est une partie inaliénable du territoire chinois, et qu’il n’y a ni “deux Chines” ni “une Chine, un Taïwan”.

« Tout ce qui est dit ou fait pour contester la résolution équivaut à une tentative de secouer les bases de l’ordre international d’après-guerre et d’interférer dans les affaires intérieures de la Chine », a déclaré le porte-parole, ajoutant que de telles tentatives sont vouées à l’échec. Il a rappelé que lors des débats précédant l’adoption de la résolution 2758, une proposition de “double représentation” – visant à créer des “deux Chines” ou “une Chine, un Taïwan” – avait été rejetée et abandonnée.

Sur le plan juridique, la résolution de l’ONU a résolu une fois pour toutes la question de la représentation de l’ensemble de la Chine, y compris Taïwan, à l’ONU. Depuis 1971, les agences du système des Nations unies ont expulsé les “représentants” des autorités de Taïwan et ont restauré les sièges légaux de la République populaire de Chine conformément à la résolution. Le secrétariat de l’ONU a également confirmé que « Taïwan n’a aucun statut indépendant en tant que province de Chine ». À ce jour, 183 pays ont établi des relations diplomatiques avec la Chine sur la base du principe d’une seule Chine.

Interrogé sur les récentes visites de représentants taïwanais dans divers pays, Pékin a exprimé sa préoccupation. Selon le ministère chinois, ces visites, présentées comme des initiatives “privées” ou “non officielles”, servent en réalité à diffuser de la désinformation et à promouvoir un agenda séparatiste, en cherchant le soutien de forces extérieures pour une éventuelle “indépendance de Taïwan”.

Par ailleurs, la Chine a commenté l’incident impliquant Nathan Law, un activiste pro-démocratie hongkongais, à qui l’entrée à Singapour a été refusée. Le porte-parole a indiqué ne pas avoir d’informations précises sur cette affaire, mais a rappelé que Law est recherché par la police de Hong Kong pour des activités anti-chinoises et des tentatives de déstabilisation de la région administrative spéciale.

Enfin, Pékin a réagi aux allégations selon lesquelles les activités de la Garde côtière chinoise près des îles Diaoyu perturberaient les navires japonais et les pêcheurs locaux. La Chine a affirmé que ses actions sont légitimes et nécessaires pour défendre sa souveraineté sur ces îles, qu’elle considère comme faisant partie intégrante de son territoire.

Concernant la question nord-coréenne, la Chine a réaffirmé son engagement en faveur d’une péninsule coréenne pacifique et stable, tout en maintenant sa position sur la nécessité d’une solution politique au problème nucléaire. Interrogé sur le développement des armes nucléaires par la Corée du Nord, le porte-parole a renvoyé aux déclarations officielles de la Chine sur ce sujet.

En réponse à des questions sur les négociations sino-américaines, la Chine a souligné que la question de Taïwan est au cœur de ses relations avec les États-Unis et constitue une “ligne rouge” infranchissable. Pékin a insisté sur le fait que le principe d’une seule Chine implique une opposition ferme à toute tentative d’indépendance de Taïwan.

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