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Conseils: Big Pari sur les brins à 10 ans à 0,94%

Les rendements des obligations d'État indexées sur l'inflation (TIPS) aux États-Unis sont actuellement anormaux, suscitant des interrogations sur leur capacité à protéger les investisseurs contre la hausse des prix. Un analyste financier a exprimé son inquiétude quant à…

Conseils: Big Pari sur les brins à 10 ans à 0,94%

Les rendements des obligations d’État indexées sur l’inflation (TIPS) aux États-Unis sont actuellement anormaux, suscitant des interrogations sur leur capacité à protéger les investisseurs contre la hausse des prix. Un analyste financier a exprimé son inquiétude quant à ces niveaux, les qualifiant de « déconcertants » dans un contexte d’inflation modérée.

Avec une inflation médiane actuelle d’environ 2,9 %, les obligations d’État à 10 ans affichent un rendement de seulement 0,94 %. Cela se traduit par un rendement réel d’environ -0,23 % pour les obligations à 10 ans et un rendement nominal d’environ 0,71 %. L’écart entre ces deux rendements, qui s’élève à 0,94 %, correspond approximativement au seuil d’inflation au-delà duquel un investisseur, neutre au risque, serait indifférent entre détenir une obligation indexée sur l’inflation et une obligation nominale.

Les TIPS, l’équivalent américain des obligations du Trésor indexées sur l’inflation, fonctionnent sur un principe simple : le capital prêté est ajusté en fonction de l’évolution de l’indice des prix à la consommation (IPC). Le taux d’intérêt nominal reste fixe, mais le montant sur lequel ce taux est appliqué varie au fil du temps, suivant l’évolution de l’IPC urbain non ajusté saisonnièrement (CPURNSA), publié mensuellement par le Bureau of Labor Statistics.

Prenons l’exemple d’une obligation TIPS arrivant à échéance. Si l’IPC de référence lors de l’émission était de 158,43548 et qu’il atteint 201,35500 à l’échéance, et que le taux d’intérêt nominal est de 3,375 %, le calcul final inclut un paiement de coupon basé sur le ratio d’indexation (201,35500 / 158,43548) et un remboursement du capital également ajusté par ce même ratio. Dans cet exemple, le paiement du coupon serait de 21,45 $ et le remboursement du capital de 1 270,90 $ pour une obligation initiale de 1 000 $.

Ce mécanisme assure que le rendement réel de l’investissement est protégé contre l’inflation. Le ratio d’indexation de 1,27090 indique une augmentation globale du niveau des prix de 27,09 % depuis l’émission de l’obligation. Le coupon effectif augmente donc de ce même pourcentage, et le détenteur reçoit un remboursement du capital supérieur de 27,09 % par rapport à son investissement initial. En d’autres termes, l’investissement produit un rendement qui s’ajuste à la hausse (ou à la baisse) en fonction de l’inflation, et le remboursement final conserve le même pouvoir d’achat que l’investissement initial.

Un avantage supplémentaire des TIPS réside dans leur protection contre la déflation. Même si les prix baissent, le remboursement du capital ne sera jamais inférieur au montant initialement prêté. Dans l’exemple précédent, même si l’IPC chutait à 101,355, l’obligation rembourserait toujours 1 000 $ (plus le coupon).

En résumé, si l’inflation réelle dépasse le taux d’équilibre, les TIPS surperforment les obligations nominales. Si l’inflation réelle est inférieure au taux d’équilibre, les TIPS sous-performent. Cependant, la protection contre la déflation limite la baisse potentielle des TIPS par rapport aux obligations nominales, tandis qu’il n’y a pas de limite à leur potentiel de surperformance en cas d’inflation élevée.

Une analyse comparative des rendements totaux des TIPS et des bons du Trésor illustre cette dynamique. Dans un scénario déflationniste, les TIPS pourraient sous-performer d’environ 10 % sur une décennie, avec un rendement nominal de -2,3 % contre 7,3 % pour les bons du Trésor. Cependant, dans un scénario d’inflation de 8 %, les TIPS pourraient générer un rendement de 103 %, tandis que les bons du Trésor resteraient à 7,3 %, mais avec un pouvoir d’achat considérablement réduit.

Compte tenu de ces conditions de marché, l’analyste suggère que l’acquisition de TIPS pourrait être judicieuse, même pour ceux qui anticipent une déflation, à moins d’une conviction absolue dans ce scénario. Il souligne que parier sur une déflation est un risque plus important que de se prémunir contre l’inflation.

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.