Home MondeConseils essentiels pour éviter de heurter des animaux sauvages sur les routes suisses cet automne

Conseils essentiels pour éviter de heurter des animaux sauvages sur les routes suisses cet automne

by Clara Dubois

Les automobilistes suisses doivent redoubler de vigilance à l’approche de l’automne et de l’hiver, car les collisions avec la faune sauvage sont en augmentation. Une nouvelle étude révèle que certains cantons sont particulièrement touchés, avec un risque de rencontre animale jusqu’à huit fois supérieur à la moyenne nationale.

Selon les données d’AXA assurance, plus de 11,5 millions de francs suisses ont été déboursés en 2024 pour les dommages causés par des accidents impliquant des animaux sauvages. Le risque de collision varie considérablement d’une région à l’autre, en raison de la densité variable de la faune et de la configuration des routes.

Les cantons de Fribourg, du Jura, de Thurgovie et de Schaffhouse présentent les taux d’accidents les plus élevés, avec une fréquence allant de 5 à 6,9 % – soit deux fois la moyenne suisse (3,2 %). « Dans les zones rurales, les routes traversent plus fréquemment les forêts et la concentration d’animaux sauvages est plus importante, ce qui accroît naturellement le risque de collision », explique Michael Villiger, responsable des sinistres automobiles et membre du centre de compétences en mobilité d’AXA.

À l’inverse, Bâle-Ville enregistre le plus faible taux de collisions avec des animaux sauvages (0,8 %), témoignant d’une situation géographique et routière différente.

AXA souligne que la période d’octobre, novembre et décembre est particulièrement critique. « Lorsque les jours raccourcissent, les animaux sauvages traversent plus souvent les routes », prévient l’assureur. En hiver, le sel de déneigement attire également les cerfs, qui risquent de se trouver sur la chaussée, souvent difficiles à apercevoir dans l’obscurité.

Pour minimiser les risques, les conducteurs sont invités à adapter leur vitesse, notamment aux abords des panneaux d’avertissement et sur les portions de route traversant des forêts. Il est également conseillé d’utiliser les feux de route dès que possible pour améliorer la visibilité des animaux.

En cas d’apparition d’un animal sauvage près de la route, il est recommandé de freiner immédiatement, de tamiser les phares et, si nécessaire, de klaxonner pour l’effrayer, tout en restant attentif aux véhicules suivants. Il faut également s’attendre à la présence d’autres animaux, car ils se déplacent souvent en groupe. Si un animal surgit soudainement, un freinage brusque, même sur une chaussée glissante, est préférable à une manœuvre d’évitement risquée, grâce aux systèmes de freinage antiblocage.

Tout accident impliquant un animal sauvage doit être signalé sans délai à la police en composant le 117. « Tout retard dans le signalement constitue une infraction punissable », rappelle AXA, pouvant entraîner des poursuites pénales pour mauvais traitements ou cruauté envers les animaux. (Il n’est toutefois pas obligatoire de signaler les collisions mortelles avec des oiseaux, des crapauds ou d’autres petits animaux similaires.)

Concernant les dommages matériels, Zurich Assurance précise que l’assurance casco partielle prendra en charge les réparations en cas de collision avec un animal sauvage. En revanche, si les dégâts résultent d’une manœuvre d’évitement, c’est l’assurance casco complète qui sera sollicitée.

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