Du 18 au 30 octobre 2026, l’Arménie accueille à Erevan la 17e Conférence des parties (COP17) sur la biodiversité. Les 196 États membres dressent le bilan à mi-parcours du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, confrontés à des efforts jugés inégaux et insuffisants pour enrayer l’effondrement du vivant d’ici 2030.
L’Arménie devient la capitale diplomatique de la nature en abritant la COP17 à Erevan. Les délégations venues du monde entier se réunissent pour évaluer les progrès réalisés depuis l’adoption en 2022 du Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal, selon Le Monde et des reportages locaux. Ce pacte historique fixe 23 cibles à atteindre d’ici 2030, parmi lesquelles la protection d’au moins 30 % des terres et des mers, la réduction de moitié du risque global lié à la pesticides, et la suppression d’au moins 500 milliards de dollars par an de subventions néfastes à la biodiversité.
Le Sommet des dirigeants et le rapport d’évaluation à Erevan
Hambardzum Matevosyan a insisté sur la nécessité d’intégrer la préservation de la nature dans l’ensemble des politiques publiques, affirmant que la responsabilité ministérielle ne pouvait reposer sur les seuls départements chargés de l’environnement. Le sommet réunit des chefs d’État, des représentants de gouvernements, des organisations internationales et des peuples autochtones pour donner une impulsion politique majeure aux négociations.
Le décalage entre les ambitions et la réalité des financements
Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a mis en garde contre le décalage persistant entre les ambitions affichées et les actions réelles menées sur le terrain, rappelant que la planète fait face à trois crises interdépendantes : le changement climatique, la perte de biodiversité et la pollution.
La guerre contre la nature n’est pas encore terminée.
De son côté, la directrice exécutive du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), Inger Andersen, a rappelé que les risques pesant sur la nature entraînent des répercussions en chaîne sur toute la société. Astrid Schomaker, secrétaire exécutive de la Convention sur la diversité biologique, a également qualifié la COP17 de moment crucial pour combler d’importantes lacunes.
Les enjeux des négociations en Arménie jusqu’au 30 octobre 2026
Les discussions menées à Erevan portent sur plusieurs points de friction récurrents, notamment le financement de la protection de la nature en direction des pays du Sud et l’intégration des savoirs des populations autochtones dans les stratégies nationales. Des ONG environnementales présentes dès l’ouverture estiment que les États doivent revoir leurs ambitions à la hausse, jugeant le rythme actuel insuffisant pour inverser la tendance avant la fin de la décennie.