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Survie aux trépanations andines : un bond à 75% selon Sciencepost

L'analyse de près de 800 crânes péruviens anciens montre que les chirurgiens andins ont fait progresser les taux de survie à la trépanation de 40 % à plus de 75 %, surpassant…

Survie aux trépanations andines : un bond à 75% selon Sciencepost

L’analyse de près de 800 crânes péruviens anciens montre que les chirurgiens andins ont fait progresser les taux de survie à la trépanation de 40 % à plus de 75 %, surpassant ainsi l’efficacité des praticiens de la guerre de Sécession américaine, selon des recherches rapportées par Sciencepost.

L’étude minutieuse de près de 800 crânes exhumés sur divers sites péruviens révèle un savoir-faire médical précolombien avancé. D’après Sciencepost, des patients subissaient des interventions chirurgicales lourdes. Ils n’avaient ni anesthésie moderne, ni antibiotique, ni stérilisation.

Leurs taux de réussite font pourtant pâlir certains hôpitaux occidentaux du XIXe siècle.

La repousse osseuse prouve la survie à Ollantaytambo

Pour affirmer qu’un patient a survécu à une trépanation ancienne, les chercheurs s’appuient sur un détail anatomique observable sur les os : la repousse osseuse. Lorsque le crâne cicatrise après une opération, il se forme un bord lisse et arrondi autour de l’orifice. Ce processus prend plusieurs mois ou années, selon Sciencepost.

Un bord tranchant indique un décès survenu pendant ou peu après l’intervention. Sur le site royal d’Ollantaytambo, dans la vallée de l’Urubamba, les résultats s’avèrent saisissants.

D’après les données rapportées par Sciencepost, 75,3 % des crânes étudiés présentent des signes manifestes de guérison à long terme. Certains individus portent même les traces de multiples opérations, un crâne révélant jusqu’à cinq trépanations cicatrisées chez la même personne.

Les chirurgiens andins surpassent ceux de la guerre de Sécession

Le contraste est net lorsqu’on compare ces pratiques andines à une période historiquement plus proche.

Entre 1861 et 1865, les chirurgiens militaires de la guerre de Sécession pratiquaient des opérations crâniennes affichant un taux de mortalité oscillant entre 46 et 56 %. Cela représentait près d’un patient sur deux, selon Sciencepost.

Cet écart s’explique par les conditions d’hygiène. Les praticiens de la guerre civile utilisaient souvent des instruments non stérilisés et examinaient les plaies à mains nues, provoquant des infections mortelles comme la septicémie et la méningite. En revanche, les chirurgiens andins appliquaient empiriquement des gestes qui limitaient les risques de contamination, surpassant ainsi une médecine occidentale pourtant dotée de meilleures connaissances anatomiques.

L’évolution technique se mesure sur plus d’un millénaire

L’histoire de la trépanation péruvienne témoigne d’une évolution technique constante au fil des siècles. Les premiers crânes étudiés sur la côte sud du Pérou, datés entre 400 et 200 avant notre ère, affichent un taux de survie avoisinant les 40 %, d’après Sciencepost.

Ce taux grimpe de façon spectaculaire pour atteindre 91 % entre 1000 et 1400 après Jésus-Christ, selon les comparaisons entre époques. Durant la période inca, entre 1400 et 1500, la moyenne se stabilise entre 75 et 83 %, illustrant un apprentissage rigoureux transmis de génération en génération parmi les guérisseurs andins.

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À propos de l’auteur: Thomas Caron

Thomas Caron couvre les technologies, les sciences, l’intelligence artificielle et l’innovation. Il explique les nouveautés sans jargon inutile et distingue les annonces spectaculaires des avancées réellement établies.