Publié le 29 septembre 2025 à 02h57. Séoul rejette la proposition américaine d’un paiement immédiat de 350 milliards de dollars en échange d’une réduction des droits de douane, préférant explorer des solutions alternatives pour honorer ses engagements.
- La Corée du Sud a déclaré qu’elle ne pouvait pas se permettre de verser immédiatement 350 milliards de dollars (environ 410 milliards d’euros) en espèces, comme le suggéré par l’administration américaine.
- Séoul avait initialement promis 350 milliards de dollars d’investissements aux États-Unis, mais avait précisé qu’ils prendraient la forme de prêts, de garanties et de capitaux propres, et non d’un paiement direct.
- Les négociations concernant la formalisation de l’accord sont au point mort en raison des exigences de Washington concernant le contrôle des fonds.
Le désaccord porte sur un accord conclu en juillet dernier, prévoyant une réduction des droits de douane américains sur les produits sud-coréens, passant de 25 % à 15 %. Selon l’administration Trump, cet allègement serait conditionné à un versement anticipé de 350 milliards de dollars de la part de Séoul. Cependant, les autorités sud-coréennes estiment que cette demande est irréaliste et pourrait plonger le pays dans une crise financière.
Wi Sung-Lac, conseiller à la sécurité nationale de la Corée du Sud, a souligné que la position de son pays n’était pas une manœuvre de négociation, mais une réalité économique.
« La position dont nous parlons n’est pas une tactique de négociation, mais plutôt, il n’est pas objectivement et réaliste pas un niveau que nous sommes en mesure de gérer. Nous ne sommes pas en mesure de payer 350 milliards de dollars en espèces. »
Wi Sung-Lac, conseiller à la sécurité nationale de la Corée du Sud
Le président Lee Jae Myung a également mis en garde contre les risques d’un tel paiement sans garanties financières, comme un échange de devises, malgré les 410 milliards de dollars (environ 380 milliards d’euros) de réserves de change du pays. Il a souligné que cela pourrait déstabiliser l’économie sud-coréenne.
Séoul espère résoudre ce différend lors du sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) qu’elle accueillera le mois prochain, où la présence du président Trump est attendue. Parallèlement, l’administration américaine a également évoqué un accord similaire avec le Japon, estimé à 550 milliards de dollars (environ 640 milliards d’euros). Le président Trump a vanté ces montants comme des gains importants pour les États-Unis grâce à la réduction des droits de douane.
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