Home Technologie et scienceCould lack of options force the Champions League final to go global?

Could lack of options force the Champions League final to go global?

by Thomas Caron

L’avenir de la finale de la Ligue des champions de l’UEFA est en question : face à un nombre décroissant de villes européennes capables d’accueillir l’événement, l’organisation pourrait-elle être tentée de franchir l’Atlantique ou de se tourner vers d’autres marchés lucratifs ? La question se pose avec acuité, alors que les candidatures européennes se font rares.

La semaine dernière, l’UEFA a annoncé que seule Munich avait soumis une candidature pour l’organisation de la finale 2028, tandis que Londres et Barcelone sont en lice pour l’édition 2029. Un contraste frappant avec le passé, où de nombreuses villes européennes se disputaient l’honneur d’accueillir le match le plus prestigieux du football des clubs.

Cette situation n’est pas tant d’ordre commercial que pratique, explique-t-on. Si les retombées économiques pour la ville hôte sont indéniables, les exigences logistiques et infrastructurelles sont de plus en plus difficiles à satisfaire. Une ville hôte doit disposer d’un stade d’une capacité minimale de 65 000 places, d’un périmètre de sécurité adéquat, d’un aéroport international, d’un réseau de transport en commun performant et d’une capacité hôtelière suffisante pour accueillir les supporters, les sponsors, les médias et les VIP.

L’exemple de Milan est révélateur. L’UEFA a retiré à la ville l’organisation de la finale 2027 en raison de l’incertitude concernant l’état du stade San Siro, qui doit être démoli et reconstruit. C’est ainsi que le stade Metropolitano de Madrid a été choisi pour accueillir l’événement en 2027, après l’avoir déjà fait en 2019.

Les États-Unis apparaissent comme une destination potentielle. « Si la finale de la Ligue des champions avait lieu aux États-Unis, ce serait un succès retentissant », affirme Charlie Stillitano, un promoteur sportif basé aux États-Unis. Il souligne que le marché américain représente désormais plus de 100 millions de fans de football, avec un appétit insatiable pour les grands événements sportifs.

Don Garber, le commissaire de la MLS, a même qualifié les États-Unis de « distributeur automatique d’argent » pour le football. L’idée d’une finale entre le Real Madrid et Liverpool à New York ou entre le Bayern Munich et le Paris Saint-Germain à Chicago n’est donc pas totalement fantaisiste.

Cependant, le président de l’UEFA, Aleksander Čeferin, a récemment exprimé son souhait de voir les matchs des ligues européennes se jouer sur le territoire européen. Cette position pourrait freiner une éventuelle exportation de la finale de la Ligue des champions à court terme. L’annulation du match de LaLiga entre Barcelone et Villarreal à Miami, malgré les plans initiaux, illustre cette réticence.

L’UEFA est confrontée à un dilemme : maintenir un nombre limité de villes hôtes « sûres » – Londres, Madrid, Munich, Barcelone – ou s’ouvrir au monde et prendre le risque d’organiser la finale dans des lieux moins conventionnels. Budapest accueillera l’édition 2026, mais l’organisation de l’événement représentera un défi logistique important pour la capitale hongroise, avec un seul aéroport et un système de métro datant de l’ère soviétique. 92 % des hébergements de la ville sont déjà réservés pour le week-end de la finale (29-30 mai).

La situation géopolitique complique également les choses. Moscou et Saint-Pétersbourg ne sont plus des options en raison de la guerre en Ukraine, tandis que Kyiv est également exclue en raison du conflit en cours. Rome et Paris, bien que candidates potentielles, doivent surmonter des obstacles liés à l’état de leurs infrastructures et à la sécurité.

Wembley, avec sa capacité de 90 000 places, ses 161 loges VIP et ses neuf salles de banquet pouvant accueillir 18 000 invités, est considéré par l’UEFA comme le stade idéal pour accueillir la finale. Le nouveau Camp Nou, le Santiago Bernabéu du Real Madrid et le Metropolitano de Madrid présentent également des atouts similaires.

« J’ai assisté à la finale de la Ligue Europa 2019 entre Arsenal et Chelsea à Bakou », raconte Stillitano. « Et croyez-moi, il aurait été plus facile et moins cher pour les supporters que le match se joue à New York plutôt qu’en Azerbaïdjan. »

À ce stade, l’UEFA n’a pas de plans concrets pour organiser la finale de la Ligue des champions en dehors de l’Europe, mais la pression pour trouver de nouveaux lieux d’accueil ne cesse de croître.

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