Dix ou quinze ans. C’est l’écart de temps qui suffit à rendre complètement obsolète le prix payé par un précédent propriétaire lors d’une transaction immobilière, selon les mises en garde du courtier immobilier Younes El-Moustir.
L’expert recommande de tourner le dos à cet indicateur trompeur. Pour négocier l’achat d’une propriété, il faut plutôt s’appuyer sur les comparables récents du secteur et sur le temps écoulé depuis la mise en vente de la maison.
Écarter le coût d’acquisition initial
Si une personne a acheté sa maison il y a une décennie ou plus, il est tout à fait normal qu’elle ait payé beaucoup moins cher.
Les ventes récentes s'expliquent par des situations particulières
Younes El-Moustir, courtier immobilier chez RE/MAX L’Espace à Montréal, recadre la portée de ces transactions récentes.
À moins que la personne ait acheté, ça fait 2 ans, souvent c’ soit des séparations, soit quelqu’un qui déménage pour des raisons professionnelles, etc. Mais ça n’a presque pas d’impact selon moi.
Younes El-Moustir, courtier immobilier chez RE/MAX L’Espace
Les acquisitions plus rapprochées dans le temps s’expliquent généralement par des situations bien particulières.
Dépasser l’illusion du montant demandé par le vendeur
Le montant demandé par le vendeur ne sert en aucun cas de repère valable pour ficeler une offre d’achat. N’importe quel propriétaire peut en effet décider d’afficher un prix trop élevé ou trop bas, déconnecté de la réalité économique du moment.
Analyser les comparables et Centris
Il faut examiner les propriétés comparables vendues au cours des derniers mois dans le même quartier pour déterminer une offre juste. Une maison listée depuis un an n’entraîne pas la même discussion qu’une nouveauté tout juste arrivée sur le marché. Cette information temporelle se consulte directement sur des plateformes spécialisées telles que Centris.