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Craig Laughlin a suivi des cours d’expression orale pour perfectionner son argot et son accent canadiens lorsqu’il a commencé à appeler les matchs des Capitals : « Fans [were] en disant : « Locker, tu pues »

Publié le 24 octobre 2025 21:57:00. La voix reconnaissable entre toutes de Craig Laughlin, commentateur emblématique des Capitals de Washington depuis 1990, a dû subir une transformation inattendue au début de sa carrière : adoucir son accent canadien…

Craig Laughlin a suivi des cours d’expression orale pour perfectionner son argot et son accent canadiens lorsqu’il a commencé à appeler les matchs des Capitals : « Fans [were] en disant : « Locker, tu pues »

Publié le 24 octobre 2025 21:57:00. La voix reconnaissable entre toutes de Craig Laughlin, commentateur emblématique des Capitals de Washington depuis 1990, a dû subir une transformation inattendue au début de sa carrière : adoucir son accent canadien pour mieux séduire le public américain.

  • Craig Laughlin a suivi des cours d’élocution pour atténuer son accent canadien et son argot.
  • Il a révélé cette expérience dans le podcast « Break the Ice ».
  • Sa décision de devenir commentateur a été précédée d’une retraite sportive soudaine, justifiée par une excuse improvisée.

Pour les fans de hockey de Washington, la voix de Craig Laughlin est indissociable de l’ambiance des matchs des Capitals depuis plus de trois décennies. Pourtant, peu savent que le commentateur, originaire de Toronto, a dû travailler à « décanadianiser » son discours pour s’intégrer pleinement à son nouveau rôle. Laughlin a partagé cette anecdote surprenante dans l’épisode du 26 octobre 2023 du podcast « Break the Ice », animé par Mike Vogel.

« Au début, c’était difficile. Les supporters me criaient des choses comme : « Locker, tu pues ! », « Locker, on déteste ta voix ! » », a raconté Laughlin, se souvenant de ses débuts. « J’ai pensé qu’il fallait que je m’améliore, qu’on me laisse le temps de m’adapter. » Il a donc pris une décision radicale : s’inscrire à des cours d’élocution dans le Maryland. « Les gens ne comprenaient pas bien pourquoi, mais on m’a demandé de me débarrasser de mon argot et de mon accent canadien à l’antenne. »

Laughlin a illustré les difficultés de la langue anglaise avec un exemple amusant : la prononciation du mot « cot ». « La chose la plus importante que mon professeur m’a dite, c’est : « CO-T, comment dites-vous ça ? » », a-t-il expliqué à Vogel. Lorsque Vogel a répondu « lit bébé », Laughlin a enchaîné avec « pris ? ». « Attrapé », a répondu Vogel, réalisant soudain que deux mots complètement différents se prononçaient de la même manière. « Et le professeur essayait de nous faire répéter : « Lit bébé et attrapé. Cot et attrapé ! » », a précisé Laughlin, en insistant sur le son guttural du « gh » dans le dernier mot.

L’arrivée de Laughlin chez les Capitals a été orchestrée par Bill Brown, producteur de Home Team Sports, avant la saison 1990-91, pour remplacer Al Koken. Un extrait d’une interview de cette époque, déterré par le journaliste Ted Starkey en 2022, révèle déjà quelques traces de l’accent canadien de Laughlin lors d’un échange avec Alan May, alors responsable des Capitals et aujourd’hui son collègue chez Monumental.

Mais cette transition vers le commentariat n’aurait pas été possible sans une décision inattendue : la fin de sa carrière de joueur. Laughlin avait terminé la saison 1989-90 avec 33 points (22 buts et 11 passes décisives en 33 matchs) avec l’EV Landshut en Allemagne, se classant deuxième meilleur buteur de l’équipe. Il avait signé un contrat de trois ans, mais une offre de Brown et une discussion avec sa femme, Linda, l’ont convaincu de raccrocher les patins et de rejoindre la cabine de diffusion.

« J’étais censé prendre l’avion pour Francfort pour commencer ce contrat de trois ans et je jouais mieux que jamais », a confié Laughlin. « J’ai appelé Max Fedra, le directeur général de Landshut, et je lui ai dit : « Max, je ne pourrai pas être à Francfort et je ne pourrai pas venir à Munich. Malheureusement, je ne pourrai pas jouer cette année. » Sa réponse fut stupéfaite : « Que veux-tu dire ? Il est trop tard. Je ne peux pas trouver un autre joueur étranger. »

L’excuse improvisée de Laughlin à Fedra est devenue, de manière rocambolesque, la raison officielle de sa retraite dans la presse locale. « J’ai dit : « J’ai tellement mal au dos à force de porter votre équipe l’année dernière que je vais prendre ma retraite ! » », a reconstitué Laughlin. « Le lendemain, dans le Sport Bild, un grand magazine sportif allemand, il était écrit : « Laughlin abandonne à cause d’une blessure au dos, malchance pour Landshut. » C’est ainsi que j’ai commencé ma carrière à la télévision ! »

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À propos de l’auteur: Amélie Bernard

Amélie Bernard traite l’économie, les entreprises, les marchés et les transformations du travail. Son approche relie les chiffres, les décisions publiques et leurs effets dans la vie quotidienne.