Publié le 6 janvier 2026 à 01h28. Les relations entre la Norvège et la Russie sont au plus bas, selon l’ambassadeur russe à Oslo, qui dénonce une politique norvégienne perçue comme une menace pour la sécurité de Moscou. Malgré des tensions persistantes, une entente sur la pêche en mer de Barents a été récemment conclue.
- L’ambassadeur de Russie en Norvège estime que les relations bilatérales sont à leur point le plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale.
- Les sanctions occidentales ont fortement affecté le commerce entre les deux pays, et la coopération politique et industrielle est au point mort.
- Un accord de pêche pour 2026 a été trouvé, malgré des négociations difficiles et le retrait russe des groupes de travail conjoints.
Nikolaï Kortchounov, l’ambassadeur de Russie en Norvège, a déclaré que les actions des autorités norvégiennes étaient à l’origine de la détérioration des relations entre les deux pays. Il a souligné l’interruption du dialogue politique, la rupture des liens régionaux et le blocage de la coopération industrielle, sans oublier l’impact négatif des sanctions sur le commerce bilatéral. Ces déclarations ont été rapportées par le journal russe Izvestia, connu pour sa ligne éditoriale proche du Kremlin.
L’ambassadeur a également exprimé sa préoccupation quant à la politique norvégienne, qu’il considère comme une menace pour la sécurité nationale de la Russie. Il a affirmé que cette politique allait à l’encontre de mille ans de relations pacifiques et de bon voisinage.
« Malheureusement, la politique actuelle des autorités norvégiennes représente des défis et des menaces pour la sécurité nationale de la Russie. Cela va à l’encontre de mille ans de relations pacifiques et de bon voisinage entre les deux pays. »
Nikolaï Kortchounov, ambassadeur de Russie en Norvège
Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, la Norvège a adopté une position plus ferme à l’égard de Moscou, en alignement avec les sanctions de l’Union européenne et de ses alliés occidentaux.
Malgré ce contexte tendu, une coopération subsiste dans le domaine de la pêche en mer de Barents. En décembre, la Norvège et la Russie se sont accordées sur une coopération en matière de pêche pour 2026, négociant conjointement la gestion des stocks de cabillaud, d’églefin et de capelan.
La ministre norvégienne des Pêches et des Océans, Marianne Sivertsen Næss, a salué cet accord, soulignant son importance pour la reconstitution des stocks de cabillaud, qui ont connu une diminution significative ces dernières années.
« Cet accord est particulièrement important à un moment où nous connaissons une réduction significative du quota de cabillaud depuis plusieurs années. Nous avons désormais fixé un quota de morue pour 2026 à un niveau qui contribue à la reconstitution du stock. »
Marianne Sivertsen Næss, ministre norvégienne des Pêches et des Océans
Les négociations de cette année ont été particulièrement difficiles, en raison notamment de l’interdiction imposée à deux compagnies maritimes russes soupçonnées d’espionnage par la Norvège cet été. Les Russes se sont retirés des groupes de travail conjoints et se réservent le droit de se retirer de tous les groupes de travail de la commission des pêches norvégienne-russe, selon NTB.
En octobre, l’ambassadeur Kortchounov avait déjà critiqué la Norvège, estimant que les autorités norvégiennes constituaient une menace pour la sécurité de la Russie, comme le rapporte Forum de la Défense.
