Publié le 24 octobre 2025 16:22:00. Un remake du thriller psychologique des années 1990, La main qui berce le berceau, tente de moderniser l’histoire d’une nounou manipulatrice, mais échoue à laisser une impression durable malgré une performance notable de Maika Monroe.
- Le nouveau film explore des thèmes de classe et de désir sexuel, s’éloignant de certains éléments de l’original.
- Bien que l’actrice Maika Monroe offre une interprétation nuancée, le film est jugé oubliable.
- Le remake s’inscrit dans une vague de relectures de thrillers populaires, à l’instar de Attraction fatale et Présumé innocent.
La famille Morales semble trouver une aide précieuse en Polly (Maika Monroe), leur nouvelle nounou. Pourtant, l’avocate Caitlin Morales (Mary Elizabeth Winstead) commence rapidement à douter des motivations de cette jeune femme, initialement présentée comme une personne dans le besoin. Polly s’était adressée à Caitlin pour obtenir des conseils bénévoles concernant un propriétaire véreux, et avait été accueillie avec bienveillance dans leur luxueuse demeure pour s’occuper de leurs deux filles.
Ce nouveau film s’inscrit dans la tendance actuelle à revisiter des classiques du cinéma, comme en témoignent les récentes adaptations de Attraction fatale et Présumé innocent. Il s’agit d’une réinterprétation libre de La main qui berce le berceau, un thriller à suspense qui a marqué les années 1990, notamment grâce à la performance inoubliable de Rebecca De Mornay dans le rôle de la psychopathe Peyton Flanders.
Le réalisateur a choisi une approche plus subtile et clinique que la version de 1992, privilégiant une esthétique épurée. Cependant, cette tentative de modernisation se révèle frustrante. Le film introduit des éléments intéressants, comme une exploration du désir de Caitlin pour les femmes – elle observe avec envie la relation intime de Polly avec sa partenaire – et un contraste saisissant entre les préoccupations écologiques de Caitlin et le passé difficile de Polly, marquée par des foyers d’accueil abusifs. Malheureusement, ces pistes ne sont pas suffisamment développées avant le dénouement sanglant, qui apparaît mécanique et prévisible.
Le film échoue à pleinement exploiter son potentiel subversif, évitant de réellement défier le spectateur et de susciter une empathie envers son antagoniste. Il s’agit d’une performance solide de Maika Monroe, mais le film reste globalement oubliable, loin de l’impact du chef-d’œuvre original.
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