Publié le 12 janvier 2024 17h33. L’ancien président américain Donald Trump a exhorté Cuba à parvenir à un accord, tout en commentant de manière provocatrice l’avenir politique de l’île et son lien avec le Venezuela. La Havane a réagi en affirmant sa souveraineté et sa détermination à défendre son territoire.
- Donald Trump a appelé Cuba à négocier un accord rapidement.
- Le président cubain Miguel Díaz-Canel a affirmé que Cuba est prête à se défendre et à protéger sa souveraineté.
- Trump a également fait des déclarations concernant le rôle de Cuba dans la sécurité du Venezuela et les liens économiques entre les deux pays.
Donald Trump a exprimé son opinion sur la situation cubaine via son réseau social, Truth Social, republiant un message d’un utilisateur anonyme suggérant que le sénateur Marco Rubio, d’origine cubaine, pourrait un jour diriger Cuba. Il a commenté ce message par un simple « Ça me semble bien ». Avant cela, l’ancien président avait déclaré que Cuba bénéficie depuis des années d’un approvisionnement important en pétrole et en fonds du Venezuela, en échange de « services de sécurité » fournis aux deux derniers dirigeants vénézuéliens.
« Cuba est un pays libre, indépendant et souverain. Personne ne nous dit quoi faire. »
Miguel Díaz-Canel, président cubain
En réponse aux déclarations de Trump, le président cubain Miguel Díaz-Canel a réaffirmé la souveraineté de son pays sur la plateforme X (anciennement Twitter). Il a souligné que Cuba est prête à défendre sa patrie « jusqu’à la dernière goutte de sang ». Il a ajouté :
« Je leur conseillerais fortement de conclure un accord avant qu’il ne soit trop tard. »
Donald Trump, ancien président américain
Les relations entre Cuba et les États-Unis sont marquées par un embargo commercial américain en vigueur depuis plusieurs décennies. Face à cette situation, La Havane dépend de plus en plus du pétrole vénézuélien depuis l’an 2000, dans le cadre d’un accord initialement conclu avec le président vénézuélien Hugo Chávez. Trump a affirmé que la plupart des Cubains impliqués dans des activités hostiles aux États-Unis avaient péri lors d’une récente attaque, et que le Venezuela n’aurait plus besoin de la protection de ces individus qu’il qualifie de « bandits et extorsionnistes ».
