Publié le 24 novembre 2025 à 04:04:00. Les États-Unis ont enregistré le premier décès au monde lié à une souche rare de grippe aviaire, le virus H5N5, suscitant une vigilance accrue des autorités sanitaires, bien que le risque de propagation à la population générale soit actuellement considéré comme faible.
- Un habitant du comté de Grays Harbor, dans l’État de Washington, est décédé des suites d’une infection par le virus H5N5.
- Il s’agit du premier cas humain confirmé de cette souche virale, jusqu’à présent observée uniquement chez les animaux.
- Les autorités sanitaires américaines affirment que le risque de transmission interhumaine reste faible, mais continuent de surveiller les contacts du défunt.
Le ministère de la Santé de l’État de Washington a annoncé le décès d’un adulte âgé souffrant de problèmes de santé préexistants, hospitalisé depuis début novembre. Selon les premières investigations, la source la plus probable de l’infection serait un élevage d’oiseaux domestiques présents dans le jardin du patient.
Bien que le décès soit préoccupant, les autorités sanitaires insistent sur le fait que la situation ne représente pas, à l’heure actuelle, une menace pour la population. Aucune autre personne en contact avec le patient n’a été testée positive au virus. Une surveillance étroite des personnes ayant été en contact étroit avec le défunt est néanmoins maintenue afin de détecter d’éventuels symptômes et d’éviter toute propagation.
La grippe aviaire est une maladie qui affecte principalement les oiseaux sauvages et domestiques, tels que les poulets et les canards. La transmission à l’homme est rare et se produit généralement après un contact direct avec des animaux malades ou morts. Depuis 2024, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont recensé 71 cas humains confirmés de grippe aviaire H5N1 aux États-Unis, la souche la plus courante de la maladie.
L’alerte concernant la grippe aviaire remonte à 1997, avec une épidémie chez les volailles à Hong Kong qui a conduit à la découverte du premier cas de transmission du virus de l’oiseau à l’homme. Depuis lors, l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) suit de près l’évolution des différents sous-types viraux, en particulier ceux présentant un potentiel épidémique en raison de leur capacité à muter et à se propager plus facilement entre les individus.
Les virus grippaux de type A sont classés en fonction de leurs protéines de surface, notamment l’hémagglutinine (H) et la neuraminidase (N). Parmi les nombreuses combinaisons possibles, les sous-types H5 et H7 suscitent l’inquiétude de la communauté scientifique en raison de leur forte mortalité et de leur potentiel de propagation.
« Ce sont ceux qui nous inquiètent vraiment, car ce sont ceux qui ont la mortalité et la propagation les plus élevées. À un moment donné, on s’attend à ce qu’ils puissent affecter certaines personnes, c’est pourquoi ils sont sous surveillance constante depuis quelques décennies. »
Gary García Espinosa, docteur en sciences vétérinaires, Université nationale autonome du Mexique (UNAM)
Les autorités sanitaires continuent de recommander une vigilance accrue et le respect des mesures d’hygiène de base, notamment en cas de contact avec des oiseaux malades ou morts.
(Avec informations de Telesur)